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Mutinerie à la prison d'Ecrouves : garde à vue annoncée pour plusieurs détenus

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Après la mutinerie et l'incendie déclenchés hier dans le centre de détention d'Ecrouves, près de Toul, les premières gardes à vue sont annoncées ce samedi 18 avril. L'enquête doit déterminer le rôle de chaque détenu impliqué. Plusieurs mutins étaient alcoolisés.

Une importante mutinerie secoue le centre de détention d'Ecrouves, le 17 avril 2020.
Une importante mutinerie secoue le centre de détention d'Ecrouves, le 17 avril 2020. © Maxppp - Cédric Jacquot

Plusieurs détenus doivent être placés en garde à vue, annonce le parquet de Nancy ce samedi 18 avril, après la mutinerie et l'incendie déclenchés la veille par 22 détenus dans la prison d'Ecrouves, près de Toul. Le feu, maîtrisé par une trentaine de sapeurs-pompiers, n'a pas fait de victime, et la toiture de la prison est intacte, selon le parquet de Nancy. Une vingtaine de cellules ont été dégradées, indique pour sa part le syndicat FO Pénitentiaire.

La plupart des détenus alcoolisés

Pour l'heure, on ne connaît pas les revendications des mutins, mais la plupart d'entre eux ont agi sous l'effet d'un alcool artisanal à base de "fruits macérés", explique le procureur de la République de Nancy. 

A 17H50, un prisonnier du 2ème étage du centre de détention, alcoolisé, refuse de réintégrer sa cellule. Ses co-détenus l'imitent. Les agents pénitentiaire ferment alors les grilles de cet étage, pour isoler les mutins, avant de se retirer et d'attendre des renforts. C'est à ce moment-là que les détenus mettent le feu à des matelas, cassent des néons et du mobilier. 

18 transferts vers d'autres centres pénitentiaires

Les équipes régionales d'intervention et de sécurité de Strasbourg arrivent dans la soirée. Vers 21h, les détenus réintègrent progressivement leurs cellules, sauf pour 18 d'entre eux. D'après FO Pénitentiaire, ces prisonniers, impliqués dans la mutinerie, sont transférés vers d'autres centre pénitentiaires du Grand Est, à Toul, Saint-Mihiel, Strasbourg et Nancy. 

Une enquête est ouverte pour dégradations par moyen dangereux et rébellion en réunion. Elle est menée par le SRPJ de Nancy et la Sûreté départementale de Meurthe-et-Moselle, qui doivent déterminer le rôle de chaque détenu. 

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