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Faits divers – Justice

Mystère du meurtre de la joggeuse d'Olivet : "Des petites traces d'ADN ont été retrouvées" selon l'avocate

vendredi 22 juin 2018 à 12:05 Par Eric Normand et Christophe Dupuy, France Bleu Orléans et France Bleu

Le 22 juin 2008, une mère de famille de 45 ans, Caroline Marcel, était retrouvée morte sur les bords du Loiret, à Olivet. Son corps avait été jeté dans la rivière, au Moulin du Bac. Dix ans plus tard, l'enquête continue et pourrait bien avancer après la découverte de petites traces d'ADN.

L'évolution de la technique a permis de retrouver des traces d'ADN sur les scellés - Image d'illustration
L'évolution de la technique a permis de retrouver des traces d'ADN sur les scellés - Image d'illustration © Maxppp - Joël Philippon

Olivet, France

Le 22 juin 2008, une mère de famille de 45 ans, Caroline Marcel, était retrouvée morte sur les bords du Loiret, à Olivet. Selon les constatations, après avoir été étranglée, son corps avait été jeté dans la rivière. Dix ans après, l'enquête continue pour tenter d'identifier et retrouver le ou les meurtriers et tant qu'elle reste ouverte, il n'y a pas de prescription.

Des traces d'ADN ont été retrouvées

C'était le soir de la fête de la musique, Caroline Marcel part après 20 heures faire son jogging sur les bords du Loiret et gare sa voiture sur un parking. Le lendemain, un marcheur découvrira le lendemain son corps plongé dans l’eau. Domiciliée à Olivet, divorcée, mère d’une petite fille, Caroline Marcel a été étranglée, "pas à mains nues mais à l’aide d’un tissu," déclare la procureure de l'époque, et "il n’y a pas de signes d’agression sexuelle." Voilà le peu d’éléments dont disposent au départ les enquêteurs sur les circonstances de ce meurtre. 

Mais 10 ans après, l'avocate des parents de la victime, maître Chantal Bonnard a révélé ce vendredi sur France Bleu Orléans "que des petites traces d'ADN ont été retrouvées." Alors qu'il y a eu dans cette affaire une demi-douzaine de gardes à vue, des auditions, des recoupements, plusieurs appels à témoin, un millier de procès-verbaux établis, la mort de Caroline Marcel reste un mystère mais "cette découverte d'ADN est une avancée énorme dans le dossier," ajoute l'avocate. "Dans un premier temps, on pensait qu'il n'y en avait pas, mais les techniques sur les scellés ont beaucoup progressé. Et en 2015, le juge d'instruction a pu retrouver des traces d'ADN lors de nouvelles expertises. Il y en a très peu, mais cela suffit pour pouvoir faire des comparaisons sur d'autres meurtriers dans d'autres affaires". 

Pour les parents, l'assassin se trouvait dans l'entourage de la victime

Des policiers de la police judiciaire d’Orléans et de l’office central de répression des violences aux personnes à Paris continuent d’investiguer sur ce meurtre. "Tout a été fait de ce qu'il était possible de faire," explique l'avocate Chantal Bonnard, "une enquête difficile, son corps avait été retrouvé au petit matin dans la rivière et beaucoup de traces avaient disparu forcément, sur la scène du crime, des investigations importantes, de prélèvements avaient été effectués."

Caroline Marcel a été inhumée à Blancafort dans le Cher là où résident ses parents, toujours animés par son souvenir, "c'est une présence constante, on a le secret espoir que soit puni celui qui a agressé et noyé Caroline," témoigne Françoise Marcel, la maman de la victime. "C'était il y a 10 ans, mais c'est comme si c'était il y a deux mois. Mais on vit d'une manière sereine avec ce souvenir et l'espoir qu'on trouve qui a commis ce crime." Les parents ont l'intime conviction que l'assassin se trouve dans l'entourage proche de Caroline. "C'est un avis que je partage," explique l'avocate des parents, Chantal Bonnard.