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"On n'a pas encore gagné le combat" : Marlène Schiappa à Strasbourg après l'agression d'une étudiante

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

En déplacement à Strasbourg mercredi, suite à l'agression d'une étudiante qui accuse trois hommes de l'avoir frappée parce qu'elle portait une jupe, la ministre Marlène Schiappa s'est exprimée sur France Bleu Alsace.

Marlène Schiappa, le 31 août 2020 à Paris
Marlène Schiappa, le 31 août 2020 à Paris © Maxppp - IP3 PRESS/Aurélien Morissard

"Des photos des affaires de femmes agressées, violentées, harcelées, j'en reçois tous les jours. À chaque fois, ça me tord les tripes." Sur France Bleu Alsace mercredi 23 septembre, Marlène Schiappa a réagi à l'agression d'une étudiante strasbourgeoise, frappée par des hommes qui lui reprochaient d'être en jupe. Pour marquer le coup, la ministre déléguée à la Citoyenneté se rend au commissariat de Strasbourg ce mercredi, pour échanger avec les forces de l'ordre et les autorités locales.

"Une femme n'est jamais frappée parce qu'elle porte une jupe. Une femme est frappée parce qu'il y a des gens misogynes, sexistes, violents, et qui s'affranchissent de toute loi et de toute règle de civilité en les frappant", martèle la ministre sur France Bleu Alsace.

La jupe n'est pas responsable de l'agression, et la femme encore moins.

En 2018, Marlène Schiappa a porté le projet de loi sur le harcèlement de rue, visant à pénaliser l'outrage sexiste. Depuis, plus de 1.800 amendes ont été dressées en France. "On n'a pas encore gagné le combat, mais les forces de l'ordre sont à pied d'œuvre", commente Marlène Schiappa, qui, avec le ministre de l'Intérieur, a demandé aux préfets de s'organiser pour doubler le nombre de verbalisations de harcèlement de rue.

Mobiliser les témoins

Si elle constate un "frémissement" dans les changements de comportement, reste le problème des plaintes, trop peu déposées par les femmes victimes de violences. "Nous faisons tout pour que les femmes soient bien accueillies dans les commissariats, souligne Marlène Schiappa. Les policiers, les gendarmes sont maintenant formés pour les accueillir, prendre les plaintes, et les transmettre au parquet."

La ministre "salue le courage de toutes les femmes qui témoignent, lorsque des agressions terribles leur arrivent". Elle en appelle surtout aux témoins : "Dès lors qu'on voit qu'une femme est entravée dans sa liberté de circuler, qu'un homme ou un groupe d'hommes tente de l'humilier, de la suivre, j'invite les témoins à contacter la police ou la gendarmerie".

Quand on est une étudiante (...) et qu'on doit penser à la tenue qu'on doit porter et au message qu'il envoie (...), c'est une charge mentale écrasante.

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