Faits divers – Justice

Nadine Morano perd son procès en appel contre Guy Bedos : "Je n'accepte pas cette décision de justice"

Par France Bleu Sud Lorraine, Cédric Lieto et Aymeric Robert, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu mardi 2 août 2016 à 16:13

Guy Bedos et Nadine Morano, à Nancy, en septembre 2015, lors du premier procès.
Guy Bedos et Nadine Morano, à Nancy, en septembre 2015, lors du premier procès. © AFP - Jean-Christophe Verhaegen

La cour d'appel de Nancy a confirmé ce mardi la relaxe de Guy Bedos dans le conflit qui l'oppose à l'eurodéputée LR Nadine Morano. L'humoriste était poursuivi pour injures publiques. L'eurodéputée souhaite se pourvoir en cassation.

Guy Bedos est relaxé pour la seconde fois. Ce mardi, la cour d'appel de Nancy a confirmé la relaxe de l'humoriste prononcée en première instance. En mai, lors de la première audience, le procureur de la cour d'appel de Nancy avait  requis la condamnation de Guy Bedos. Pendant un spectacle à Toul en octobre 2013, Guy Bedos avait proféré des insultes à l'encontre de Nadine Morano, originaire de la commune. Il avait notamment traité la députée européenne de "conne". Jugé en premier instance en novembre 2015, Guy Bedos avait été une première fois relaxé, avant que Nadine Morano ne fasse appel.

Ce mardi, l'élue lorraine déclare au micro de France Bleu Sud Lorraine ne pas vouloir en rester là.

Comment accepter qu'un homme dans la rue insulte une femme et se fasse condamner, comment accepter qu'un autre homme qui s'arroge le statut d'humoriste puisse disposer de la liberté d'insulter en toute impunité, vous trouvez ça logique ? Moi pas. Je trouve que ça n'est pas logique."

"C'est pas parce que j'ai décidé de servir la France, de m'engager, d'être élue et donc d'avoir une notoriété que je laisserai un homme m'insulter quel qu'il soit, qu'il soit humoriste ou pas (…). Je n'accepte pas cette décision de justice donc j'irai en cassation, j'irai à la cour européenne des droits de l'homme s'il faut, mais je ne laisserai pas croire aux Français qu'on peut insulter les femmes."

Nadine Morano s'explique au micro de Cédric Liéto