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Faits divers – Justice

Nancy : le procès des "petites mains" de la mafia géorgienne

lundi 8 octobre 2018 à 17:18 Par Mélanie Juvé, France Bleu Sud Lorraine

Un procès de 15 jours vient de s'ouvrir ce lundi devant la juridiction interrégionale de Nancy. Une trentaine de personnes soupçonnées d'appartenir à la mafia géorgienne sont poursuivies pour recel, blanchiment aggravé et participation à une association de malfaiteurs.

Une trentaine de prévenus sont jugés devant la juridiction interrégionale de Nancy
Une trentaine de prévenus sont jugés devant la juridiction interrégionale de Nancy © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

29 prévenus sont jugés depuis ce lundi à Nancy devant la juridiction interrégionale. Des hommes et des femmes dont la plupart sont soupçonnés d'être des "petites mains" de la mafia géorgienne "Vory v Zakone". On leur reproche notamment d'avoir revendu entre 2012 et 2015 des objets volés dans plusieurs villes de France comme Nancy, Strasbourg, Paris, Besançon, Dijon mais aussi en Belgique.

"Vous avez des GPS, des téléphones, des vêtements, des shampoings, des gâteaux... énumère Me Karine Laprevotte, avocate de l'un des prévenus. Des produits issus de supermarchés."

Des objets volés en magasin et chez des particuliers, revendus principalement sur le marché noir. L'argent de la vente est ensuite envoyé en Russie et en Géorgie, où il serait blanchi. Le préjudice est estimé à plusieurs milliers d'euros. 

Hiérarchie structurée

Des receleurs, parfois tatoués pour afficher leur appartenance à la mafia, et qui forment la base de sa hiérarchie.

"Ce sont eux qu'on identifie le plus facilement. Ils sont en première ligne, explique Me Schmitt, avocat à la défense. Ils n'ont peut être pas pu aussi faire leurs preuves et acquérir le grade de voleurs ou chefs des voleurs. On a aussi un certain nombre d'épouses et de filles de personnes plus impliquées".

Les prévenus risquent jusqu'à 10 ans de prison. En juin dernier, 34 personnes soupçonnées d'appartenir à la mafia géorgienne ont été également jugées devant juridiction interrégionale de Nancy. 

"Des tas de petits larcins qui accumulés font d'assez grosses sommes" explique Me Schmitt.