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Faits divers - Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Nancy : un gilet jaune condamné à de la prison ferme pour avoir lancé un explosif sur des policiers

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Trois ans et demi de prison, dont six mois avec sursis. Condamnation ce vendredi par le tribunal correctionnel de Nancy à l'encontre d'un Lorrain de 34 ans pour avoir lancé un engin explosif en pleine manifestation des Gilets jaunes. Trois policiers avaient été blessés, dont un sérieusement.

En tout, trois policiers se sont portés parties civiles dans cette affaire.
En tout, trois policiers se sont portés parties civiles dans cette affaire. © Radio France - Lucas Valdenaire

Nancy, France

Un homme de 34 ans originaire du Saintois, au sud de Nancy, a été condamné ce vendredi à trois ans et demi de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nancy. Il est accusé d'avoir fabriqué et d'avoir lancé un engin explosif sur trois policiers le samedi 22 décembre 2018, lors de l'acte six des Gilets jaunes. L'une des trois victimes avait été sérieusement blessée avec un morceau de métal coincé dans le coude.

Maître Alexandra Vautrin, avocate des parties civiles se dit "satisfaite" d'une peine "significative" et rappelle : "Mes clients se sont exprimés pour indiquer qu'il y avait une différence à faire entre la revendication des Gilets jaunes qui sont parfaitement légitimes et des électrons libres, des personnes qui se sont radicalisées sous couvert de ce mouvement, et qui ont commis des violences sur les forces de l'ordre."

De son côté, l'avocate de la défense répète que son client a toujours clamé son innocence. Selon Éveline Jaumary-Lapeyre, la peine est très lourde d'autant que l’enquête et le procès se sont joués, selon elle, dans un contexte très particulier de tension sociale. "C'est le sentiment que j'ai eu quand j'ai entendu les parties civiles et les réquisitions du procureur. On avait l'impression que c'était l'incarnation du mal. Il n'a quand même pas été à la tête d'un réseau qui a prémédité des actes de violences ciblées contre les forces de police."

"Je déplore les actes qui ont été commis mais il ne faut pas se tromper de responsable".

Quant au policier blessé au coude, il voulait des explications de la part de l'accusé : "Si c'est lui qui a fait ça, j'attendais qu'il nous explique pourquoi". L'agent nancéien confie, par ailleurs, qu'il reste profondément marqué par cette blessure et qu'il appréhende désormais toute nouvelle manifestation : "On a reçu des bouteilles, des pavés, des cocktails Molotov, des bombes, et on se demande ce qu'il va nous arriver la prochaine fois. On n'est pas là pour aller contre le mouvement des gilets jaunes, on les comprend et ils nous défendent aussi. Mais jusqu'où ça va aller ? On se défendra et on continuera à faire notre boulot du mieux qu'on peut."

"On n'est pas là pour casser un mouvement mais pour protéger la population de ces individus venus pour mettre le chaos. Ceux-là, ce ne sont pas les vrais gilets jaunes."

A la sortie de l'audience, l'accusé a répété qu'il n'était pas coupable. Son avocate se réserve la possibilité de faire appel dans les prochains jours. Un autre manifestant de 31 ans a été condamné, quant à lui, à quatre mois de prison avec sursis pour avoir dégradé deux radars dans les environs de Pont-Saint-Vincent

Par ailleurs, le procès de 31 manifestants Gilets Jaunes pour l'incendie et la dégradation d'un péage à Narbonne s'est terminé ce vendredi 20 décembre. Lors de cette audience, 27 peines de prison ferme ont été requises. Les avocats des manifestants ont aussitôt dénoncé des peines disproportionnées. Le jugement sera rendu le 7 janvier prochain. 

Le 19 décembre dernier, ce sont deux policiers qui ont été condamnés. L'un d'entre eux à deux mois de prison avec sursis pour avoir jeté un pavé lors du défilé du 1er mai à Paris. L'agent pourra continuer à exercer son métier puisque la peine n'a pas été inscrite dans son casier judiciaire. Un autre policier a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir donné deux gifles à un manifestant. Il s'agit des premières condamnations visant des policiers pour ce type de faits dans la capitale. 

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