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Faits divers – Justice

Nantes : un rassemblement et des bougies pour Sylvie

mercredi 14 février 2018 à 19:45 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées place Royale, à Nantes, ce mercredi soir, en mémoire de Sylvie et de toutes les femmes morte sous les coups de leur conjoint. Cette habitante de Corsept a été tuée par son ex-compagnon. Il lui a tiré dessus avant de se donner la mort.

Des bougies et des chaussures rouges, comme des pas ensanglantés, ont été déposées en mémoire de Sylvie et de toutes les femmes victimes de violences
Des bougies et des chaussures rouges, comme des pas ensanglantés, ont été déposées en mémoire de Sylvie et de toutes les femmes victimes de violences © Radio France - Marion Fersing

Nantes, France

Pour rendre hommage à Sylvie et à toutes les femmes mortes sous les coups de leur conjoint, une vingtaine de personnes ont déposé des bougies et des chaussures rouges, ce mercredi soir à Nantes, place Royale. Cette habitante de Corsept a été tuée par son ex-conjoint. Il s'est donné la mort après lui avoir tiré dessus fin janvier. Grièvement blessée à la gorge, elle a succombé quelques jours plus tard, elle avait 48 ans.  Il a aussi visé son nouveau compagnon, mais sans l'atteindre.

Le cas de Sylvie est emblématique parce qu'elle a déposé plainte contre lui plusieurs fois

Il vivait mal leur séparation et le fait qu'elle soit partie vivre avec un autre homme. Il avait répété à plusieurs reprises sont intention de la tuer. Mais ça n'a rien empêché, comme dans la quasi-totalité des cas selon Maître Anne Bouillon, avocate nantaise spécialisée dans le droit des femmes : "à chaque fois ou presque, il y a des signes avant-coureurs. Les choses sont dites. Très souvent, ils se vantent de leur intention et c'est très rarement pris au sérieux. Le cas de Sylvie est emblématique parce qu'elle a déposé plainte plusieurs fois. Cinq fois, je crois. Et, sauf erreur, ça n'a pas été suivi d'effet. Le jour même, il disait qu'il allait la tuer."

Il faut que dès qu'une femme dit qu'elle se sent en danger de mort, elle soit protégée

Et c'est donc là-dessus qu'il faut progresser : protéger les femmes qui se sentent en danger même s'il n'y a pas de preuve évidente de violences. "Le grand défi, c'est que si la parole des femmes se libère, maintenant, il faut qu'elles soient entendues", poursuit Anne Bouillon. "Il faut que dès qu'une femme dit qu'elle se sent en danger de mort, dès qu'une femme dit qu'elle craint pour sa vie, que ce ne soit pas traité à la légère. Que ce ne soit pas pris pour des paroles en l'air. Et donc que ces femmes soient mises sous la protection de ceux qui doivent les protéger : la justice, la police, la gendarmerie, tout un chacun".

Alexia, Georgette, Jessica, Sylvie... Autant de femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint - Radio France
Alexia, Georgette, Jessica, Sylvie... Autant de femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint © Radio France - Marion Fersing