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Nantes : des règlements de compte en baisse mais une explosion des saisies d'armes en 2020

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Par , France Bleu Loire Océan

Pour la première fois en quatre ans, le nombre de règlements de compte est en baisse à Nantes. Les confinements sont une des explications de ces "résultats satisfaisants". Mais pas que. Les chiffres montrent que le travail entrepris par la justice, la police et les élus commence à porter ses fruits.

Créé à Nantes en 2018, le groupe local de traitement de la délinquance se réunit tous les trois mois pour définir les objectifs en matière de lutte contre le trafic de drogue et d'armes, notamment.
Créé à Nantes en 2018, le groupe local de traitement de la délinquance se réunit tous les trois mois pour définir les objectifs en matière de lutte contre le trafic de drogue et d'armes, notamment. © Radio France - Florian Cazzola

Dix-sept en 2015, 32 en 2016 et jusqu'à 64 en 2019. La flambée du nombre de règlements de compte à Nantes donne le tournis. "Depuis quatre ans, nous constations une hausse quasiment automatique des règlements de compte avec armes", déplorait Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, cette triste dynamique s'est enrayée. 

D'après les chiffres transmis par la police et la justice, il y a eu pratiquement deux fois moins de vendetta en 2020 par rapport à l'an passé. La mise sous cloche du pays à deux reprises - due à l'épidémie de coronavirus - n'est pas étrangère à cette chute spectaculaire. Mais elle n'est pas la seule explication à cet inversement de la courbe. Explications. 

Une alliance police, justice, élus avec des objectifs à atteindre

Créé en 2018 à l'initiative du parquet de Nantes, le groupe local de traitement de la délinquance réunit autour d'une table les acteurs de la justice, de la police, de la sûreté départementale et des élus, plusieurs fois par an. "Ce GLTD est une instance très opérationnelle, détaille le procureur de la République de Nantes. Elle permet de coordonner toutes les enquêtes en cours et les objectifs à atteindre." Sans surprise, la lutte contre le trafic de drogue et la circulation des armes figurent tout en haut de la liste des priorités. 

On ne va pas verser dans l'angélisme mais les résultats de 2020 sont satisfaisants.

Depuis plusieurs mois, les policiers nantais se concentrent sur les quartiers Bellevue, Nantes Nord, Malakoff, les Dervallières et la Bottière avec le souci "d'appréhender le trafic de drogue dans toute sa globalité", selon un acteur du dossier. Traduction, les enquêteurs s'attaquent autant aux réseaux de distribution qu'aux têtes de réseau. Comme en juin dernier, lorsque 27 personnes ont été arrêtées, quartier Nantes Nord. Ces multiples coups de filets mettent à mal les réseaux et les armes saisies dans ces opérations contribuent à la baisse du nombre de règlements de compte. Police et justice en sont convaincus : "Tout est lié", disent-ils. 

Une centaine d'armes saisies ces deux dernières années

"Les habitants ne doivent pas être abandonnés à leur triste sort", lâche l'adjoint au maire de Nantes chargé de la Sécurité, Pascal Bolo. Et les policiers font tout pour le montrer. Ils ont interpellé 85 personnes l'an dernier et 63 ont été arrêtées et écrouées depuis le début de l'année pour des faits de trafic de drogue ou des fusillades qui avaient émaillé le printemps 2019 en faisant plusieurs morts. 

Avec un nombre d'armes saisies impressionnant. Ces deux dernières années, les enquêteurs ont mis la main sur une centaine d'armes, dont certaines de guerre, des milliers de munitions et des gilets par balle. 

L'augmentation des tirs de mortiers est la preuve que l'action policière commence à payer sur le terrain

"On ne va pas verser dans l'angélisme mais les résultats sont satisfaisants", souligne le parquet de Nantes qui souhaite poursuivre les mêmes objectifs pour l'année à venir. Tout en y ajoutant la lutte contre la multiplication des tirs de mortiers d'artifice, comme à Malakoff où cinq jeunes soupçonnés d'avoir visé un policier ont été arrêtés, ce samedi. 

"Toutes ces choses là sont intimement liées, assure Pascal Bolo. Plus les policiers harcèlent les dealers dans un quartier, plus les dealers vont essayer, en guise de représailles ou pour faire croire qu'ils contrôlent le terrain, d'ensuite tirer des mortiers. Le paradoxe, aujourd'hui, est que l'augmentation des tirs de mortiers est la preuve que l'action policière commence à payer sur le terrain." Mais elle met également la patience et la tranquillité des habitants à rude épreuve.

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