Faits divers – Justice

Nantes : des Zadistes s'invitent chez les avocats de Vinci, 22 gardes à vue

Par France Bleu, France Bleu Loire Océan jeudi 20 octobre 2016 à 18:31

Des habitants de la ZAD devant le cabinet d'avocats nantais qui représente Vinci.
Des habitants de la ZAD devant le cabinet d'avocats nantais qui représente Vinci. - Camille Dupont

Ils ont prévenu les medias de leur action par mail. Des occupants de la ZAD ont investi ce jeudi matin les locaux du cabinet d'avocats nantais qui défend les intérêts de Vinci.La police est intervenue pour les déloger peu avant midi. Il y a eu 35 interpellations dont 22 gardes à vue.

Avec AFP.

Des occupants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes se sont invités jeudi matin dans les bureaux des avocats de Vinci, concessionnaire du futur aéroport, près de Nantes, pour leur demander l'accès à d'éventuelles procédures d'expulsions les concernant, et plusieurs zadistes ont été interpellés.

Une quarantaine de personnes, des zadistes et leurs soutiens, se sont rassemblées dans la matinée devant et à l'intérieur du cabinet d'avocats, et apposé sur des grilles d'entrée une banderole proclamant "Nous ne sommes pas expulsables", et des pancartes disant "Vinci arrête tes cachotteries" ou "Vinci, tes procédures, on les aura à l'usure".

Les policiers sont intervenus boulevard De Launay. - Aucun(e)
Les policiers sont intervenus boulevard De Launay. - Camille Dupont

Alors que le Premier ministre Manuel Valls a une nouvelle fois confirmé mardi devant l'Assemblée nationale l'évacuation de la Zad, prévue "à l'automne", des occupants du site estiment ne pas être expulsables, en raison de l'absence de visites d'huissiers pour leur signifier leur expulsion ou d'une information sur des procédures les concernant.

Les manifestants ont été très calmes - un avocat sous couvert d'anonymat.

Les manifestants "ont été très calmes, ils nous ont exposé ce qu'ils voulaient. (...) Il y a eu beaucoup d'échanges, mais ça a été un dialogue de sourds", a indiqué l'un des avocats du cabinet sous couvert d'anonymat.

Les zadistes se sont dispersés dans le calme, avant d'être encerclés par un important dispositif policier et d'être soumis à des vérifications d'identité. Il y a eu au total 35 interpellations dont 22 gardes à vue, la plupart pour avoir refusé de décliner leur identité. Un policier a été blessé au genou.

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