Faits divers – Justice

Nantes : deux lycéennes avouent avoir mis le feu accidentellement à un gymnase

Par Pascal Roche, France Bleu Loire Océan vendredi 27 janvier 2017 à 17:33

Les enquêteurs au lendemain de l'incendie des anciens ateliers du collège-lycée Saint-Félix de Nantes
Les enquêteurs au lendemain de l'incendie des anciens ateliers du collège-lycée Saint-Félix de Nantes - Police nationale

Deux adolescentes ont reconnu avoir été sur les lieux de l'incendie qui a détruit des bâtiments désaffectés le 18 janvier à Nantes. Elles reconnaissent avoir mis le feu à des papiers, l'incendie s'est ensuite propagé.

Deux adolescentes de 16 ans ont reconnu avoir mis le feu accidentellement à des bâtiments désaffectés le 18 janvier à Nantes, l'incendie a détruit les anciens ateliers du collège et lycée privés Saint-Félix, il s'est propagé à un gymnase désaffecté et au parking attenant sur lequel quatre voitures ont brûlé, trois ont été entièrement calcinées, elles appartenaient à des enseignants.

Les jeunes filles ont été vues la veille sur les lieux de l'incendie

Très vite les enquêteurs ont acquis la certitude que cet incendie était criminel. Ils ont ainsi constaté que deux jours plus tôt, au même endroit, un container poubelle avait été incendié. Les policiers ont interrogé les riverains, ils ont aussi entendu des élèves du lycée et leurs informations les ont emmenés à s'intéresser à deux adolescentes de 16 ans scolarisées dans l'établissement.

Elles ont pris peur et se sont enfuies

Convoquées au commissariat de Nantes, les deux lycéennes ont aussitôt avoué. Elles reconnaissent le premier feu, celui du container poubelle, "c'était pour s'amuser" ont-elles expliqué. Le lendemain, elles récupèrent des journaux à la cafétéria du lycée, elles ont dans l'idée de faire du feu pour se réchauffer. Aux policiers, elles racontent qu'elles se rendent ensuite dans les locaux désaffectés, elles éparpillent les feuilles de papier au sol et y mettent le feu. Mais les flammes se propagent à un stock de polystyrène, les adolescentes sont impuissantes, elles paniquent, elles prennent la fuite sans avertir les secours et foncent en cours comme si de rien n'était.

A Nantes, les enquêteurs de la cellule de lutte contre les incendies devant les locaux calcinés  - Aucun(e)
A Nantes, les enquêteurs de la cellule de lutte contre les incendies devant les locaux calcinés - Police nationale

Les deux adolescentes sont convoquées au mois de mai chez le juge des enfants.