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Faits divers – Justice

Nantes : l'inquiétude des agents de la TAN suite à la hausse du nombre d'agressions

jeudi 14 mars 2019 à 20:29 Par Florian Cazzola, France Bleu Loire Océan

La CFDT, syndicat majoritaire au sein de la Semitan, tire la sonnette d'alarme. Depuis le début du mois de mars, le nombre d'agressions sur les agents du réseau a nettement progressé. Une délégation du syndicat a été reçue, ce jeudi après-midi, par la direction de l'entreprise.

Plusieurs agents de la TAN, le réseau de transports en commun de la métropole nantaise, ont été agressés ces derniers jours. Image d'illustration.
Plusieurs agents de la TAN, le réseau de transports en commun de la métropole nantaise, ont été agressés ces derniers jours. Image d'illustration. © Maxppp - Franck Dubray

Nantes, France

En l'espace de huit jours, les employés de la TAN, le réseau de transports en commun de la métropole nantaise, ont observé une très nette hausse des agressions. " Ce qui se passe m'inquiète et on ne sait pas trop jusqu'où ça peut aller" confie un des agents dernièrement agressé. Face à cette recrudescence de la violence, la CFDT, syndicat majoritaire à la TAN, a décidé de tirer la sonnette "d'alarme sociale". 

Agressé deux fois en moins de huit jours

"Ils donnent des coups, c'est gratuit, regrette Cheik, un agent qui travaille à la TAN depuis près de trois ans. Il y a également beaucoup de menaces de mort. On nous dit : on sait où tu habites, on va te retrouver. Et la nouveauté, c'est que maintenant les gens qui sont autour viennent pour tenter de soutenir [les personnes interpellées]. La semaine dernière, quelqu'un m'a tordu le poignet pour que je lâche la personne que j'immobilisais, en attendant la police." 

En moins de huit jours, cet agent a été agressé à deux reprises. Une première fois, lundi 4 mars, lors d'un contrôle de billets à bord d'un bus. Une seconde fois, ce lundi. L'agent a été frappé, touché à un genou, et est aujourd'hui en arrêt maladie. "Nous, nous n'avons pas de masque, pas de casque, on reconnait nos visages. On a des vies et nous ne sommes pas que des agents de la TAN. "

Une réunion entre syndicat et direction

Un bus de la ligne 23 a également été visé par des tirs, ce mercredi en fin d'après-midi, près du quartier Port-Boyer, à Nantes. Toujours cette semaine, une équipe de contrôleurs a subi des jets de pierres sur la ligne 88. "On a une crainte, mais ça ne nous empêchera pas de faire notre travail, on l'aime", termine l'agent. 

La CFDT, syndicat majoritaire à la TAN, a alerté la direction de ces problèmes. Une délégation a d'ailleurs été reçue, ce jeudi soir. Si aucune décision n'a été actée pour le moment, "aucun doute que les faits de ces derniers jours auront une petite résonance", confie un responsable syndical.