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Nantes : le local du Planning familial vandalisé

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Par , France Bleu Loire Océan

La devanture du Planning familial a été vandalisée à Nantes, ce vendredi. Des autocollants ont été placés sur les affiches de la vitrine pour masquer les informations destinées à aider les femmes souhaitant se faire avorter ou signaler des violences.

Le local du Planning familial à Nantes a été vandalisé, en partie recouvert d'autocollants, dans la nuit de jeudi à vendredi
Le local du Planning familial à Nantes a été vandalisé, en partie recouvert d'autocollants, dans la nuit de jeudi à vendredi - Photo donnée à France Bleu Loire Océan

L'association du Planning familial de Nantes a déposé plainte, ce vendredi 21 mai, après la dégradation de son local situé près de la gare maritime. Au petit matin, la directrice a découvert une quarantaine d'autocollants placardés sur la vitrine avec l'inscription : "Un droit à l'avortement est un danger , contre-attaquez". Ces autocollants ont été collés dans la nuit de jeudi à vendredi sur les informations destinées aux femmes qui souhaitent avoir recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) mais aussi sur le numéro 39-19 destiné aux femmes victimes de violences conjugales.

Ça nous révolte, ça nous touche et ça nous attriste car ça montre que le combat pour le droit à l'avortement n'est pas terminé. - Sandrine Mansour, directrice du Planning familial à Nantes

Un acte d'intimidation selon la directrice

L'association a pu fonctionner normalement ce vendredi mais selon la directrice, il est important de ne pas minimiser ce qu'elle qualifie d'"acte d'intimidation". "Ce qui nous inquiète vraiment c'est que c'est organisé. Ces personnes ont pris la peine de faire imprimer ces autocollants et de choisir notre typographie. Si vous prenez le temps de faire quelque chose comme ça, c'est que vous n'allez pas vous arrêter là", s'alarme Sandrine Mansour, qui craint également que les 12 salariés de l'association soient soumis à une pression supplémentaire, d'autant que ces actes ne sont pas isolés en France. 

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Un climat tendu sur l'IVG

"Au delà de la crainte ponctuelle locale, il y a une crainte générale en Europe où le droit à l'avortement est largement remis en cause comme par exemple en Pologne, explique la directrice, qui rappelle que l'IVG est un droit fondamental en France depuis 1975 avec la loi Veil. Ce droit à l'avortement est constamment remis en question par des groupes qui ont les moyens de faire pression. C'est un acte politique et il ne faut pas le balayer d'un revers de la main." Depuis 2001, la loi fixe à douze semaines de grossesse (14 semaines d'aménorrhée) la période pendant laquelle une femme peut avoir recours une interruption de grossesse. 

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