Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Nantes : qui était Aboubacar Fofana et où en est l'enquête ?

mercredi 4 juillet 2018 à 10:07 - Mis à jour le mercredi 4 juillet 2018 à 19:25 Par Typhaine Morin, France Bleu Paris, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Le jeune homme mort mardi soir à Nantes lors d'un contrôle de police faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour vol en bande organisé. Il était âgé de 22 ans et originaire de la région parisienne. Sa voiture était surveillée en raison de soupçons de trafics de stupéfiants, selon une source syndicale.

C'est dans cette maison que la voiture a fini sa course
C'est dans cette maison que la voiture a fini sa course © Maxppp -

Nantes, France

La mort d'un jeune homme de 22 ans mardi soir à Nantes a embrasé plusieurs quartiers de la ville. Touché par balle par un policier lors d'un contrôle, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt émis par un juge d'instruction de Créteil, dans le Val-de-Marne, pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue d'un crime, selon nos confrères de franceinfo. Le jeune homme, prénommé Aboubacar Fofana, était originaire de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise. 

Fausse identité

La voiture du jeune homme faisait l'objet d'une surveillance en raison de soupçons de trafics de stupéfiants, selon une source syndicale. Lors d'un contrôle mardi soir, il a fourni une fausse identité. Alors que les policiers s'apprêtaient à vérifier son identité, le jeune homme a enclenché une marche-arrière en direction d'un CRS et d'une fillette qui circulait à bicyclette, toujours selon la même source. L'un des policiers, qui se trouvait à l'avant de la voiture, a tiré un coup de feu, tuant le jeune homme.       

Mardi soir, la maire de Nantes Johanna Rolland a appelé au calme, ajoutant que "la justice devra faire rapidement la plus grande clarté sur ce qui s'est passé". La ministre de la Justice Nicole Belloubet a indiqué ce mercredi sur RTL que le parquet et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avaient été saisis "pour que toute la lumière soit faite dans la plus totale transparence". 

Les précisions du procureur de la République de Nantes

"Le SRPJ de Nantes et l'Inspection générale de la police nationale sont saisies de l'enquête afin de préciser la commission des faits et déterminer dans quelles circonstances le policier a été amené à faire usage de son arme", a précisé ce mercredi matin le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. 

Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes lors du point presse de ce mercredi soir. - Radio France
Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes lors du point presse de ce mercredi soir. © Radio France - Pascale Boucherie

Ce mercredi soir, il a donné des précisions sur les premiers éléments de l'enquête. "Il y a déjà eu des tirs, la semaine dernière, dans le quartier. La situation était déjà très tendue. Ce mardi soir, les CRS ont contrôlé un véhicule Nissan. Le conducteur leur a donné une fausse identité. Les CRS lui ont demandé de se garer pour l'emmener au commissariat et contrôler son identité. À ce moment-là, il a fait une marche arrière à vivre allure. Un policier l'a suivi, il s'est placé à la hauteur du conducteur et il a tiré. Le jeune homme a été touché au niveau du cou et il est mort rapidement". L'enquête doit maintenant déterminer quel a été le comportement exact du conducteur et dans quelles conditions le policier a utilisé son arme, c'est-à-dire s'il a respecté les règles fixées par le code de la sécurité intérieure.

La famille lance un appel au calme

Ce mercredi soir, quatre policiers sont entendus par l'IGPN. Une personne s'est manifestée après l'appel à témoins lancé dans l'après-midi. Elle est elle aussi interrogée. 

Pierre Sennès dit aussi avoir eu l'avocat de la famille du jeune homme au téléphone. Elle lance un appel au calme. Une marche blanche est annoncée pour ce jeudi soir, à 18h, dans le quartier du Breil.