Faits divers – Justice

Nantes : un bénévole d'associations caritatives poursuivi pour viols sur mineurs

Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu vendredi 20 janvier 2017 à 10:15 Mis à jour le vendredi 20 janvier 2017 à 10:56

Le procès devant la cour d'assises de Loire-Atlantique est prévu pour durer jusqu'au vendredi 27 janvier.
Le procès devant la cour d'assises de Loire-Atlantique est prévu pour durer jusqu'au vendredi 27 janvier. © Radio France - Pascale Boucherie

Un homme de 62 ans doit répondre de viols et d'agressions sexuelles sur six mineurs et un adulte de 25 ans. Cet habitant de Vallet, ancien bénévole dans des associations caritatives est jugé devant la cour d'assises à partir de ce vendredi matin.

Un habitant de Vallet comparait devant la cour d'assises de Loire-Atlantique à partir d'aujourd'hui vendredi, et jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

Cet homme âgé de 62 ans est poursuivi pour viols et agressions sexuelles sur six mineurs et un jeune adulte. Incarcéré depuis juillet 2014, il reconnait les faits pour trois adolescents, il nie pour les quatre autres.

Ses victimes, il les a rencontrées au travers de ses activités de bénévole dans des associations caritatives. Les faits s'étalent sur 2013 et 2014. L'accusé est alors bénévole aux Restos du Coeur ainsi qu' à l'association du Temple Protestant. Et c'est comme ça qu'il rencontre les jeunes garçons. En apportant des colis alimentaires à leur domicile. Il se lie d'amitié avec eux.

L'accusé infiltrait les associations caritatives de manière à pouvoir y repérer les plus vulnérables. C'est un système de prédation, de repérage, on est gentil, et puis on ferre la proie et lorsque la porte de la chambre est fermée, on abuse sexuellement - Anne Bouillon, avocate d'une des victimes.

Anne Bouillon, avocate d'une des parties civiles (photo d'illustration). - Maxppp
Anne Bouillon, avocate d'une des parties civiles (photo d'illustration). © Maxppp -

Cadeaux offerts aux jeunes garçons

A certains, l'accusé offre des cadeaux : un voyage à Paris, un scooter, la promesse de rembourser des dettes, une journée à la plage ou une sortie au casino de Pornichet. L'une des victimes explique avoir été droguée : un médicament contre l'insomnie mélangé à du Coca-Cola.

Le point commun entre les victimes : leur jeune âge et leur vulnérabilité.

L'accusé quant à lui, ne travaillait plus. Depuis 1996, suite à des problèmes psychiatriques, il percevait une pension d'invalidité. Il a un casier judiciaire : condamné à un an de prison avec sursis en 2000 pour vol aggravé. En revanche, il n'est pas répertorié au fichier des délinquants sexuels.