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Faits divers – Justice

Nantes : un squat de migrants attaqué au cocktail Molotov

dimanche 8 novembre 2015 à 19:29 Par Thomas Schonheere, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Dans la nuit de samedi à dimanche, à Nantes, une maison qui abrite une cinquantaine de migrants a été la cible de jet de cocktails Molotov. Une bouteille enflammée a atterri à l'intérieur du bâtiment.

Les migrants sont parvenus à éteindre le feu qui s'est déclenché dans le squat
Les migrants sont parvenus à éteindre le feu qui s'est déclenché dans le squat © Radio France - Thomas Schonheere

Nantes, France

Dans la pièce, il reste quelques éclats de verre, des chaussures calcinées et une cagette complètement fondue. Sur le mur du fond : une trace de suie. Il était environ minuit, samedi, quand le cocktail Molotov est passé à travers la fenêtre de la grande maison du quartier Chantenay, connue pour abriter une cinquantaine de migrants originaires d'Afrique. L'engin incendiaire a été jeté depuis la rue. Un autre a également explosé près de la fenêtre, ouverte cette nuit-là.

Quand l'attaque a lieu, dans le squat, c'est la panique : les flammes progressent mais sont finalement stoppées par plusieurs migrants, qui parviennent à étouffer le feu avec des couvertures. L'un d'eux a été légèrement brûlé au bras. "Heureusement qu'il n'était que minuit, explique un homme originaire du Sénégal. Si cela avait eu lieu plus tard, le feu aurait pris dans notre sommeil... et ça aurait été beaucoup plus grave !"

"Attentat"

Dimanche matin, les associations nantaises qui soutiennent les migrants ont dénoncé une attaque "criminelle". Dans un communiqué, elles qualifient même cet acte d'"attentat"."Cela s'inscrit dans une série d'actes xénophobes, déplore Laurence Ortega, du Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks. Cela a commencé par des tags racistes sur le squat de Doulon (un autre squat de migrants, situé à l'est de Nantes, ndlr), des associations qui viennent en aide aux réfugiés ont aussi eu leur serrure bloquée avec de la colle, etc." Et le collectif de demander l'ouverture rapide de "centres d'accueil de qualité" pour les personnes "sans abris, sans papiers, sans possibilité de travail".

Laurence Ortega du Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks