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Faits divers – Justice

Nantes : un transsexuel équatorien jugé pour exercice illégal de la médecine

lundi 6 mars 2017 à 10:00 Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Il proposait aux transsexuels d'obtenir des rondeurs féminines en leur injectant du silicone dans le corps. L'un d'entre eux, un Israélien de 26 ans en est mort. Un Nantais de 46 ans est poursuivi pour administration d'une substance nuisible ayant entraîné la mort et exercice illégal de la médecine.

Le procès devant la cour d'assise de Loire-Atlantique à Nantes est prévu pour durer jusqu'à vendredi.
Le procès devant la cour d'assise de Loire-Atlantique à Nantes est prévu pour durer jusqu'à vendredi. © Maxppp -

Nantes, France

L'accusé a l'apparence d'une femme. Transsexuel opéré il y a plus de 15 ans, il se fait appeler Ariana. Son nom de naissance, celui retenu par la justice c'est Luis Carlos. Pendant les opérations, il porte une blouse, un masque, il se vante d'avoir fait son apprentissage auprès d'un grand médecin spécialiste, il lui arrive aussi de se présenter comme un ancien assistant de chirurgien esthétique. Il est auréolé d'une renommée internationale. Agé de 46 ans aujourd'hui, de 41 ans au moment des faits, l'accusé est un Nantais d'origine équatorienne. Ses clients transsexuels, le contactent via facebook et viennent le voir tout spécialement pour être opérés. Le tarif : 1000 euros le litre de silicone.

Il conseillait à ses clients de rester aliter sur le ventre pendant cinq jours

L'accusé reconnait avoir pratiqué des injections sur dix personnes courant 2010 et 2011. Interrogé par les enquêteurs, il soutient ne pas savoir que le produit est mauvais pour la santé. Selon plusieurs transsexuels opérés par ses soins, il conseillait à ses clients de rester alité sur le ventre pendant cinq jours. Habituellement les injections sur le visage, les fesses ou les jambes se déroulent sans encombre. Mais pour le dernier le client, opéré dans la nuit du 22 au 23 octobre 2011, il y a des complications. Le jeune transsexuel souffre de détresse respiratoire aiguë. Trois jours après l'opération il est hospitalisé, le pronostic vital est engagé, il succombe moins d'un moins après l'opération à une embolie pulmonaire.

Victime israélienne

La victime était venue à Nantes avec un de ses amis transsexuels pour recevoir une injection de deux litres de silicone dans les fessiers et avoir ainsi un peu plus l'apparence d'une femme. L'opération se déroule dans une chambre réservée pour l'occasion. Elle a un coût : 2800 euros, frais d'hébergement inclus. La famille de la victime ne savait rien de ses projets. Elle découvre la transsexualité de son enfant le jour de son décès.

L'accusé comparait libre sous contrôle judiciaire. Le procès débute ce lundi et est prévu pour durer jusqu'à vendredi.