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Le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi doit être jugé en septembre dans l'affaire de corruption des droits TV

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Nasser Al-Khelaïfi, patron du groupe de télévision beIN Media et du club de football du Paris SG, devrait être jugé en septembre en Suisse dans une affaire de corruption liée à l'attribution de droits TV du Mondial de football, a annoncé mardi la justice suisse.

Nasser Al-Khelaïfi, patron du groupe de télévision beIN Media et du club de football du Paris SG Nasser Al-Khelaïfi, patron du groupe de télévision beIN Media et du club de football du Paris SG
Nasser Al-Khelaïfi, patron du groupe de télévision beIN Media et du club de football du Paris SG © Maxppp - Aurelien Morissard

Le président du PSG doit être jugé à partir du 14 septembre par le tribunal pénal fédéral de Bellinzone (Suisse), en compagnie du Français Jérôme Valcke, ancien secrétaire général de la Fédération internationale de football (Fifa), et d'un troisième homme dont le nom n'a pas été communiqué. Il leur est notamment reproché une gestion déloyale et la falsification de documents et corruption passive.

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Nasser Al-Khelaïfi est poursuivi par le parquet fédéral dans le contexte de l'attribution de droits médiatiques de différentes Coupes du monde de football et Coupes des Confédérations. Le dirigeant qatarien a en revanche trouvé un accord amiable avec la Fifa, qui a par conséquent retiré sa plainte pour corruption contre lui.

Jérôme Valcke a été inculpé dans le même dossier pour "corruption passive, gestion déloyale multiple et qualifiée et faux dans les titres".

M. Al-Khelaïfi et un troisième homme, actif dans le domaine des droits sportifs mais dont la justice suisse ne donne pas le nom, sont eux accusés d'"instigation à la gestion déloyale qualifiée commise" par l'ancien secrétaire général de la Fifa. Ce troisième homme, non nommé, est aussi accusé de "corruption active".

Selon le MPC, Jérôme Valcke, ancien bras droit de Sepp Blatter, a, entre 2013 et 2015, fait usage de son influence pour orienter "en faveur de partenaires médiatiques de sa préférence les processus d'attribution de droits médiatiques, pour l'Italie et la Grèce, de différentes Coupes du monde de football et Coupes des Confédérations de la Fifa dans la période de 2018 à 2030". Jérôme Valcke a obtenu des avantages indus des deux co-accusés.

Réagissant dans un communiqué, les avocats de M. Al-Khelaïfi ont souligné que "cette affaire est totalement infondée" et "l'accusation manifestement artificielle".
Ils indiquent également qu'"il n'est pas du tout certain que l'affaire ira de l'avant", expliquant avoir demandé la récusation de plusieurs procureurs en charge du dossier et avoir déposé une "plainte pénale" après plusieurs "fuites". 

Demandes de récusation rejetées

La justice suisse avait indiqué la semaine dernière avoir rejeté trois demandes de récusation déposées par M. Al-Khelaïfi.  Inculpé en février, ce dernier demandait la récusation des trois membres du Ministère public de la Confédération (MPC, parquet fédéral) en faisant notamment valoir que "l'audience du 6 décembre 2019 ne lui aurait pas laissé assez de temps pour aborder tous les points qu'il souhaitait".
M. Valcke de son côté a déjà été suspendu par la justice interne de la Fifa pour des faits de corruption distincts, pour une période de 12 ans, ensuite réduite à 10 ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS).

L'ancien journaliste de Canal+ a été mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial 2014. Il est également accusé d'avoir effectué des voyages en jets privés aux frais de la Fifa.
Un premier procès dans le cadre de l'affaire Fifa vient de se clore sans jugement.
Entamé le 9 mars à Bellinzone, le procès en Suisse de trois anciens responsables du foot allemand, sur des soupçons d'achat de voix pour l'attribution du Mondial-2006, a été suspendu en raison du coronavirus.

Selon la presse suisse, du fait des délais de prescription, ce procès ne devrait pas aller à son terme. Mais interrogé lundi par l'AFP, le tribunal pénal fédéral n'a pas souhaité confirmer l'information, promettant de communiquer "en temps voulu sur la suite de la procédure".

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