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"Ne pas retenir le viol, c'est inacceptable" : à Périgueux un "énergéticien" condamné pour abus de faiblesse

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Un "thérapeute énergéticien" de 62 ans a été condamné à 18 mois de prison avec sursis ce mercredi par le tribunal correctionnel de Périgueux. Et cela pour abus de faiblesse sur deux femmes. Mais les associations féministes se disent scandalisées qu'il n'ait pas été poursuivi pour viol.

L'association Femmes Solidaires a manifesté devant le tribunal L'association Femmes Solidaires a manifesté devant le tribunal
L'association Femmes Solidaires a manifesté devant le tribunal © Radio France - Antoine Balandra

Un homme de 62 ans a écopé ce mercredi de 18 mois de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Périgueux. Au mois de février, il avait été jugé pour abus de faiblesse. Il était accusé d’avoir abusé de deux femmes au moins entre 2011 et 2013 alors qu’il était gérant du château de Pauly à Chassaignes en ribéracois.

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Il proposait des "massages thérapeutiques", demandait à des femmes souvent fragiles (au niveau familial notamment) de se mettre nues et allait jusqu’à la pénétration. Il a finalement été jugé pour abus de faiblesse et non pour viol…. Ce qui a outré les associations féministes.

 "Un viol est un crime, et un crime c'est la cour d'assises"

L’association féministe "Femmes Solidaires" a brièvement manifesté devant les marches du palais de justice ce mercredi 27 mai avant l'audience de rendu. Pour Pascale Martin, sa présidente, le fait que cet homme n’ait pas été entendu devant une cour d’Assises est un pur scandale. Tout comme le délai de 7 ans avant le jugement.

"C'est un de nos combats, de lutter contre la déqualification des faits de viol. Un viol est un crime, et un crime c'est la cour d'assises. Pour une victime, s'entendre dire "mais non Madame, le fait de viol n'est pas reconnu, c'est vraiment une épreuve supplémentaire", dit-elle. 

Car les victimes disent bien avoir été violées, par cet homme. Elles décrivent une emprise, un embrigadement, qui expliquerait selon elles qu’il n’y ait pas eu d’absence de consentement au moment des faits. Ce mercredi l’une des victimes, Sophie, était présente. Et elle était partagée après le jugement :

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"La décision de déclarer que le délit de viol n'était pas retenu, c'est quelque chose que j'ai reçu comme un coup de poing dans la gueule et qui m'écorche encore les tripes ! Mais le procès a été très bien tenu très bien conduit, parce qu'ils ont réussi à faire entendre que même si le délit de viol n'est pas la raison pour laquelle il était là ce jour là, c'était bien de cela dont il était question", dit-elle.

Ce mercredi le prévenu a aussi été condamné à verser 10.000 euros à ses victimes au titre du préjudice moral.         

Et c’est donc bien finalement pour abus de faiblesse qu’il a été condamné. L’homme écope aussi d’une obligation de soins, d’une interdiction d’exercer une activité thérapeutique et d’une interdiction d’entrer en contact avec ses victimes.

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