Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Relaxe requise pour une militante d'Amnesty qui avait aidé deux mineurs étrangers à entrer en France

jeudi 31 mai 2018 à 5:56 Par Sébastien Germain et Marion Chantreau, France Bleu Azur et France Bleu

La relaxe a été requise ce mercredi soir au procès de Martine Landry, 73 ans. La militante d'Amnesty International dans les Alpes-Maritimes jugée devant le tribunal correctionnel de Nice pour avoir facilité l'entrée en France de deux mineurs étrangers.

PROCES MARTINE LANDRY NICE
PROCES MARTINE LANDRY NICE © Maxppp - Cyril Dodergny / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Nice, France

La relaxe requise ce mercredi soir au procès de Martine Landry, 73 ans. La militante d'Amnesty International dans les Alpes-Maritimes était jugée devant le tribunal correctionnel de Nice pour avoir facilité l'entrée en France de deux mineurs étrangers, le 28 juillet dernier.

Deux jeunes Guinéens, que les autorités italiennes et françaises se renvoyaient , selon elle, et qu'elle a récupéré au poste frontière à Menton pour les accompagner dans les locaux de la police française et demander leur prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. Si la relaxe a été réclamée, le réquisitoire du représentant du ministère public, sous forme d'accusation, et de suspicion envers les pratiques d'associations ou de militants concernant l'aide aux migrants, laisse un goût très amer à celle qui comparaissait hier. 

La militante explique qu'elle a fait son devoir, aider à ces jeunes à ce qu'ils soient pris en charge par l'aide à l'enfance comme ils en ont le droit en France. La présidente du tribunal reconnait qu'il manque des éléments, pas de preuve sur leur réelle minorité. 

Le procureur de la République soupçonne la bénévole d'avoir été "un bon petit soldat", "un maillon d'une chaîne de montage juridique" pour "aider ces personnes en situation irrégulière à entrer en France". Ce sont les auteurs de ces manœuvres que le parquet devrait poursuivre" ajoute-t-elle. "Qui accusez-vous de monter de faux dossiers ?", éructe l'avocate de la militante à la sortie de l'audience, en regrettant un climat de suspicion extrêmement désagréable.

Le jugement a été mis en délibéré au 13 juillet.