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Faits divers – Justice

Le patron d'un pressing de Nice condamné à un an de prison avec sursis pour homicide involontaire

lundi 29 octobre 2018 à 17:09 Par Hugo Charpentier, France Bleu Azur

Le gérant d'un pressing niçois est condamné à un an de prison avec sursis. Il a été reconnu coupable de la mort, en 2009, d'une septuagénaire intoxiquée par un solvant cancérigène.

 Frédéric Bernard, le fils de la victime, et son avocat maître Sivan.
Frédéric Bernard, le fils de la victime, et son avocat maître Sivan. © Radio France - Hugo Charpentier

Nice, France

C'est une première en France. Le tribunal correctionnel de Nice a condamné ce lundi le patron d'un pressing à un an de prison avec sursis pour homicide involontaire. Daniel Monfray, gérant de la blanchisserie "La Fayette", est accusé d'avoir laissé échapper, par négligence, des vapeurs toxiques. Des vapeurs de perchloroéthylène qui ont provoqué la mort en 2009 d'une septuagénaire, qui vivait juste au-dessus de ce commerce, rue Gioffredo.

La fin d'un long combat judiciaire

Poursuivie également pour "homicide involontaire", la société Bureau Véritas, chargée de contrôler les installations, devra s'acquitter d'une amende de 100.000 euros. C'est une victoire, mais surtout la fin d'un long combat judiciaire pour le fils de la victime, Frédéric Bernard, comme pour son avocat maître Bernard Sivan. "C'est la première fois qu'en France un exploitant d'un pressing est reconnu coupable d'avoir utilisé des machines avec du perchloroéthylène donc c'est une excellente nouvelle", se réjouit cet avocat. "Ça a été un long combat pour faire reconnaître que (sa) maman a été victime des agissements d'un produit dont on connait la nocivité depuis bien longtemps sans savoir qu'il pouvait tuer à ce point là." 

Le perchloroéthylène, interdit en 2022

Le gérant du pressing et Bureau Véritas devront verser plus de 20.000 euros de dommages-intérêts aux parties civiles. "C'est une condamnation qui me laisse perplexe (...) que je trouve un peu légère", a réagi Frédéric Bernard, le fils de la victime qui avait œuvré, avec  l'Association de défense des victimes d'émanations de perchloroéthylène des pressings (Advepp), pour faire interdire cette substance, ajoutant que sa "plus grande victoire, c'est qu'elle l'ait été". Le perchloroéthylène, ce solvant hautement toxique, sera en effet définitivement banni en 2022.