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Faits divers – Justice

Les neuf militants qui ont dégradé la façade d'une banque de Nice samedi seront jugés en février

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Par , France Bleu Azur

Les neuf militants (anciens gilets jaunes, membres d'Extinction Rébellion et d'Attac 06) ont passé 48 heures en garde-à-vue. Ils ont été déférés ce lundi après-midi et seront jugés à Nice le 10 février 2020.

Des actions similaires ont déjà eu lieu envers la Société Générale à Paris
Des actions similaires ont déjà eu lieu envers la Société Générale à Paris © AFP - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Nice, France

Les neuf personnes arrêtées samedi dans le centre de Nice après s'en être pris à une agence de la Société Générale vont être jugés le 10 février 2020. Ils ont été présentés à un juge ce lundi à la mi-journée après 48 heures de garde-à-vue.

Blanc de Meudon mélangé à du charbon

En marge de la manifestation des gilets jaunes samedi dernier, plusieurs militants ont jeté un mélange de blanc de Meudon et de charbon sur la façade de la banque. Un mélange grisâtre qui a sali les murs de l'édifice et responsable de 12 800€ de dégradation selon la banque qui a porté plainte. La réaction de la justice est disproportionnée pour les membres d'Attac 06, dont l'une des membres s'est retrouvée en garde-à-vue : 

"48 heures pour cela, c'est incompréhensible ! On a déjà fait des actions de ce genre et il n'y a pas eu de suites judiciaires !" (Franck Gaye, secrétaire départemental d'Attac)

Des perquisitions ont été menées aux domiciles de ces neuf personnes. Seuls quelques tracts militants ont été retrouvés. Plusieurs membres d'Attac affirment également qu'une toile de projection de film a également été saisie chez l'un des gardés à vue.

Circonstance aggravante de réunion

Les neuf militants sont poursuivis pour "dégradation en réunion" et "participation à un groupement en vue de commettre une infraction". La caractéristique de la réunion est une circonstance aggravante en droit.

Les quatre femmes et cinq hommes, âgés de 28 à 66 ans, risquent jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. Le Parquet a requis un contrôle judiciaire strict : obligation de pointage au commissariat, interdiction de rentrer en contact les uns avec les autres et interdiction de participer à une manifestation publique. Un contrôle finalement assoupli en soirée, seuls certains devront pointer au commissariat, et les manifestations seront interdites uniquement devant la Société Générale, lieu de l'action de samedi.

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