Faits divers – Justice

Nicolas Sarkozy mis en examen : les réactions

Par Marie Mutricy, France Bleu mercredi 2 juillet 2014 à 12:17

Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption

Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour corruption active dans la nuit de mardi à mercredi, les réactions restent prudentes à droite, comme sur le reste de l'échiquier politique.

A l’issue d’une garde à vue inédite pour un ancien président français, Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour violation du secret de l’instruction, corruption et trafic d’influence actifs. Face à cette situation, les réactions sont moderées mercredi, y compris de la part des soutiens de l’ancien président de l’UMP .

Service minimum à droite

Même le fidèle entre les fidèles Brice Hortefeux ne s’est pas encore exprimé.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé , s’est fendu d’un tweet "amical".

En visite à Nantes, Alain Juppé a également réagi aux micros de plusieurs médias :

"Ce sont toujours des moments sur plan humain toujours difficiles et éprouvants"

Bruno Le Maire , candidat à la présidence de l'UMP, lui a également adressé un "message de soutien et d’amitié" tout en taclant l’ancien président : "On est toujours responsable de la campagne que l’on mène, sous tous ses aspects" . Le député Jérôme Chartier , proche de François Fillon, refuse d’accréditer la thèse d’un "acharnement" de la justice, relayée par les plus fervents soutiens de l’ex-chef de l’Etat.

Le maire de Nice Christian Estrosi et l’eurodéputée Nadine Morano tentent l’estocade en remettant en cause l’impartialité des juges qui nourrissent des "sentiments de haine" , des magistrats "engagés" qui ont des "préjugés" .

Le soutien le plus fort est venue d’Italie. C’est la mère de Carla Bruni qui s’exprime dans le quotidien italien La Stempa :

"Etrangement cette enquête sort maintenant (…) ; c’est le moment choisi qui exprime un désir de vendetta, sans compter que nous sommes tous prêts à mettre notre main au feu sur sa rigueur morale."

Réactions prudentes des autres politiques

Le Premier ministre Manuel Valls se retranche derrière la présomption d’innocence, sur RMC :

Florian Philippot , le vice-président du Front National, juge que "par décence et par réalisme, M. Sarkozy devrait lui-même annoncer qu’il ne cherchera pas à revenir dans la vie politique française à un moment où les Français attendent beaucoup plus d’exemplarité et un renouvellement profond des pratiques au pouvoir" .