Faits divers – Justice

Nicolas Sarkozy peut-il encore revenir en politique?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace mardi 1 juillet 2014 à 11:03

Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy - montage
Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy - montage © MaxPPP

L'ancien président de la République a été placé mis en examen pour corruption et trafic d'influence. Vous réagissez...

L'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, tout comme deux hauts magistrats, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust avaient été placé lundi en garde à vue. Mardi matin, c'était au tout de l'ancien président de la République. Dans la nuit de mardi à mercredi, Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert étaient mis en examen pour corruption.

L'office anti corruption de la police judiciaire enquête sur un trafic d'influence. Les enquêteurs cherchent à établir si Nicolas Sarkozy a tenté d'obtenir des informations auprès d'un magistrat de haut rang, Gilbert Azibert, sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'un poste de prestige à Monaco.

Nicolas Sarkozy cité dans plusieurs affaires

Ce n'est pas la première fois que la justice s'interesse à l'ancien chef d'Etat.  Dans l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy avait été mis en examen par des juges bordelais avant de bénéficier d'un non lieu.  Autre soupçon qui pèse sur l'ancien chef de l'Etat: avoir été informé de manière illicite de son placement sur écoute par des juges enquêtant sur les accusations, pour l'heure non étayées, d'un financement par la Libye de Mouammar Kadhaafi de sa campagne victorieuse de 2007.

Dans l'affaire Bygmalion, une enquête est ouverte pour "faux et usage de faux", "abus de confiance" et "tentative d'escroquerie", cette fois sur le financement de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy. Ses meetings semblent avoir été en grande partie financés par l'UMP afin de masquer un dépassement du plafond autorisé.

"Nicolas Sarkozy n'a jamais été condamné pour rien et pourtant on énonce toujours cette liste d'affaires", regrette Nadine Morano, eurodéputée UMP. "Il y a un acharnement contre lui avec des séquences très bien établies dans un certain timing." Nadine Morano dénonce aussi une partialité des juges. "L'un des juges de Nicolas Sarkozy a déjà signé une tribune publique contre lui", s'insurge l'eurodéputée.

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