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Faits divers – Justice

Niort : sept ans de prison pour avoir contaminé ses compagnes par le virus du sida

mercredi 15 novembre 2017 à 20:09 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou et France Bleu Touraine

Après plus de cinq heures de délibéré, la cour d'assises des Deux-Sèvres a condamné ce mercredi le "serial contaminateur" niortais à sept ans de prison alors que ses avocats plaidaient l'acquittement.

Deux des avocats des victimes Me Takhedmit et Auzou
Deux des avocats des victimes Me Takhedmit et Auzou © Radio France - Baudouin Calenge

Niort, France

Cette peine conforme à la jurisprudence a a été accueillie avec soulagement par les parties civiles. "Nous sommes enfin considérées comme des victimes" explique l'une d'elle, celle qui la première à porté plainte contre cet homme d'origine africaine qui lui a transmis le sida en 2009. Jusqu'au bout, les victimes ont eu peur que la justice ne tranche pas en leur faveur malgré un réquisitoire très rigoureux de l'avocate générale. Il faut dire que sans cette affaire très complexe, il fallait notamment prouver que l'accusé avait agit avec l'intention de contaminer ses compagnes avec préméditation.

Un parcours du combattant

C'est sur ce terrain d'ailleurs que les avocates de la défense ont plaidé essayant de démontrer que sur le plan du droit la préméditation n'était pas du tout avérée et que leur client devait être acquitté. La cour en a décidé autrement. Pour les victimes dont le combat pour l'une d'elle à débuté en 2009, c'est la fin d'un très long parcours judiciaire. L'avocate générale elle-même a reconnu que si ce dossier était arrivé jusqu'aux assises c'était avant tout "grâce à la volonté et à la dignité des victimes".

Une affaire rare et complexe

Dans l'histoire pénale française ce type d'affaire reste rare. Une quinzaine de dossiers ont à ce jour été plaidés devant une cour d'assises. Il est aussi complexe sur le plan du droit et à fait débat jusqu'à ce que la cour de cassation tranche. Il est aussi particulier car il a été difficile d'identifier l'accusé à cause de ses multiples identités puis de le localiser.

Huit ans après le dépôt de la première plainte, l'affaire vient donc d'être jugée. L'accusé qui lors de l'instruction n'avait passé que quatre semaines en détention provisoire a été aussitôt après l'énoncé du verdict incarcéré. Il a dix jours pour faire appel.