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Faits divers – Justice

Niort : du sursis requis à l'encontre des deux pompiers de Melle soupçonnés de violence

mardi 5 mars 2019 à 15:52 Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou

Deux pompiers du centre de secours de Melle comparaissaient ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Niort pour violence sur une jeune sapeur-pompier en formation en 2016. Du sursis a été requis. La décision a été mise en délibéré au 2 avril.

Après deux renvois, le procès des deux pompiers de Melle soupçonnés de violence s'est bien tenu devant le tribunal correctionnel de Niort ce mardi matin
Après deux renvois, le procès des deux pompiers de Melle soupçonnés de violence s'est bien tenu devant le tribunal correctionnel de Niort ce mardi matin © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Après deux renvois, le procès des deux pompiers du centre de secours de Melle a bien eu lieu ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Niort.  Ces deux pompiers, l'un volontaire, l'autre professionnel, sont soupçonnés de violence sans ITT sur une sapeur pompier en formation âgée de 17 ans au moment des faits. C'était lors d'un stage, le 19 juillet 2016, à Saint-Romans-les-Melle. 

Deux et quatre mois de prison avec sursis requis

Deux mois avec sursis ont été requis à l’encontre du pompier volontaire et quatre mois pour le pompier professionnel. Lors de l'audience, les deux prévenus, âgés aujourd'hui de 44 et 49 ans, ont continué de contester toute violence. "Je ne comprends pas ce que l'on fait ici", dit l'un d'eux. Ils parlent d'une "plaisanterie", d'un "jeu"

Alors qu'ils retournent à la caserne, ce 19 juillet 2016, le pompier professionnel arrête le véhicule qu'il conduit. Avec son collègue, ils font sortir, puis mettent au sol une jeune stagiaire. Le pompier professionnel aurait alors appuyé au niveau de l'oreille. Une partie de la scène est filmée. La vidéo est montrée aux parties à l'audience mais ne peut être diffusée dans la salle. Dans le son, on entend : "C'est qui le patron ?". "C'était une référence à une publicité Sixt", justifie le pompier volontaire.

Plaisanterie ou violence ?

Après cet épisode, la jeune fille de 17 ans se confie à un ami, dit s'être sentie "blessée et humiliée" mais ne dépose pas plainte. C'est une enquête interne menée plus tard suite à une plainte pour harcèlement moral sans poursuite qui fait ressortir cette histoire. Pour l'avocate du pompier volontaire, la justice est "instrumentalisée" pour la procédure administrative du SDIS, le service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres. Leur comportement "n'était peut-être pas adapté mais est-ce que c'est une infraction ? Non", affirme-t-elle. 

Pour la procureure, en revanche, la violence est bien caractérisée. "A quel moment démontrer qui est le chef devient un jeu ?", demande-t-elle. "On est bien éloignés des valeurs véhiculées par les sapeurs-pompiers", estime de son côté l'avocate de la jeune stagiaire. 

La décision du tribunal a été mise en délibéré au 2 avril. Les deux pompiers sont toujours suspendus de leur fonction. Le SDIS statuera sur leur avenir après la décision de justice.