Faits divers – Justice

Plusieurs mises en examen et condamnations après les incendies de l'été dans le sud-est

Par Isabelle Lassalle, France Bleu Provence et France Bleu jeudi 14 septembre 2017 à 15:36 Mis à jour le jeudi 14 septembre 2017 à 16:39

De nombreux incendies ont ravagé le Sud-Est de la France cet été.
De nombreux incendies ont ravagé le Sud-Est de la France cet été. © Maxppp -

Ce jeudi, un adolescent d'Aubagne âgé de 14 ans a reconnu avoir allumé entre 18 et 20 incendies. Après un été marqué par les incendies dans le sud-est de la France, plusieurs interpellations, gardes à vue, mises en examen et condamnations.

Après les nombreux incendies qui ont ravagé le sud-est de la France cet été, plusieurs suspects ont déjà été interpellés et placés en garde à vue... Certains ont été écroués et condamnés, d'autres remis en liberté.

Un adolescent reconnaît avoir allumé entre 18 et 20 incendies

AUBAGNE. Un adolescent de 14 ans a reconnu avoir allumé entre 18 et 20 incendies entre la fin du mois de juin et début septembre à Aubagne. Il a été présenté à un juge ce jeudi et a été mis en examen. Après l'un de ces incendies à Aubagne, un homme de 33 ans avait été arrêté à proximité du départ de feu, puis rapidement relâché.

Trois hommes écroués pour incendies volontaires

ALLAUCH - PLAN-DE-CUQUES - MARSEILLE. Le 24 août dernier, un homme âgé d'une quarantaine d'années, habitant de Plan-de-Cuques, reconnaît avoir allumé plusieurs incendies. En fait, les enquêteurs le soupçonnent d'être à l'origine de 17 incendies au total entre les 10 et 20 août dans les secteurs d'Allauch, de Plan-de-Cuques et de deux arrondissements marseillais. Après sa garde à vue, l'homme a été mis en examen pour incendies volontaires et il a été écroué à la prison des Baumettes.

CHÂTEAUNEUF-LES-MARTIGUES. Deux hommes de 25 et 27 ans, originaires de Châteauneuf et de Marseille, étaient soupçonnés d'avoir provoqué un incendie qui a brûlé 2.000 m² de pinède à Châteauneuf-Les-Martigues en juillet. Ils ont été mis en examen et écroués le 17 août pour incendie volontaire.

Trois hommes condamnés de six mois à trois ans de prison

LORGUES (Var). Un ouvrier agricole, âgé de 56 ans, a été interpellé puis condamné en comparution immédiate le 7 septembre à six mois de prison ferme et un an avec sursis. Il a reconnu avoir provoqué plusieurs incendies au cours de l'été à Lorgues. Il avait déjà été poursuivi pour des faits similaires dans les années 90.

MANOSQUE - DIGNE-LES-BAINS. Deux hommes, poursuivis pour avoir provoqué volontairement des départs de feu à Manosque et près de Digne-les-Bains, ont été condamnés le 3 août à un et trois ans de prison ferme.

Le premier, un homme de 44 ans, a été reconnu coupable d'avoir volontairement provoqué deux départs de feu à Manosque. Le second, âgé de 37 ans, était soupçonné d'avoir déclenché une dizaine d'incendies, depuis le 6 juillet, près de Digne-les-Bains.

Deux suspects mis en examen

ISTRES. Le 11 août, un jeune homme de 19 ans était soupçonné d'une quinzaine d'incendies dans le secteur d'Istres. Il avait été arrêté et mis en examen.

MARTIGUES - AIX-EN-PROVENCE. Fin juillet, deux jours après les incendies de Carro, près de Martigues et de Peynier, près d'Aix-en-Provence, trois suspects ont été placés en garde à vue. Ils ont été présentés à un juge le 28 juillet. L'homme de 42 ans a été mis en examen pour l'incendie de Peynier. Il a reconnu avoir utilisé une disqueuse dont les étincelles ont mis le feu au champ voisin. Il est poursuivi pour incendie involontaire.

Les deux autres suspects, deux jeunes de 16 et 17 ans, ont été placés sous le statut de "témoins assistés" faute de preuves suffisantes pour les mettre en examen. Ils ne seront peut-être jamais jugés.

Trois adolescents de 13 ans interpellés

SAINT-GILLES. Le 10 juillet, trois mineurs de 13 ans originaires de Saint-Gilles ont été interpellés après avoir été vus par des témoins. Ils ont reconnu avoir intentionnellement mis le feu.

Les sanctions prévues par le code pénal

Pour rappel, dans le code pénal, en cas d'incendie involontaire, la peine encourue est d'un à sept ans de prison. Si l'acte est volontaire, cela peut aller beaucoup plus loin, jusqu'à 30 ans de prison et 200.000 euros d'amende.