Faits divers – Justice

Non-lieu dans l’affaire Medigarde : «on ne croit plus en la justice»

Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord mercredi 19 mars 2014 à 8:40

Medigarde famille Payan
Medigarde famille Payan © Radio France - François Pelleray

Pas de poursuites contre les deux médecins en contact avec Hélène Payan. Cette jeune femme originaire de Rémilly (au sud de Metz), décédée d'une maladie cardiaque en 2008. Les parents sont persuadés qu'il y a eu des fautes du médecin régulateur de Medigarde et du médecin traitant de la famille. Ils ont fait appel.

Les parents sont déterminés à faire reconnaitre des fautes médicales. S’appuyant sur des rapports d’experts médicaux, ils estiment que le médecin traitant n’a pas engagé tous les examens pour déceler l'hépatite virale de leur fille alors âgée de 23 ans. Cette hépatite a provoqué le problème cardiaque d'Hélène. « Les vomissements et les douleurs aux ventres ont été pris pour une simple gastro-entérite  » poursuivent les parents.

Medigarde ENRO

Quant au médecin régulateur de Médigarde qui répondait au téléphone le jour du décès, le 19 avril 2008, il n'a envoyé personne chez Hélène , à Vittoncourt près de Rémilly. « Comment ne pas être inquiété après cela  » demande le père indigné, Guy Payan : « moi je travaillais dans l’automobile, si un client vient nous voir 3 ou 4 fois pour un même problème, la justice ne nous fera pas de cadeau. Là, on ne dit rien aux médecins, parce que ça nuirait à leur profession  ».

« On ne t’a pas laissé la chance de vivre »

Guy et Michèle Payan ont eu trois enfants. Deux filles et un garçon qui s'est donné la mort il y a trois ans. Il n'a pas supporté la disparition de sa petite soeur Hélène  : « et maintenant j’ai des petits enfants qui n’ont plus ni tante ni oncle. Ca me fait très mal parce qu’ils auraient aimé les connaître. Hélène c’était ma fille, mon amie, ma confidente et puis je ne l’ai plus, tout comme mon fils…  ».

Michèle Payan est rongée par une conviction. Selon elle, les médecins n'ont pas laissé une chance à sa fille Hélène de s'en sortir, c’est ce qui était écrit sur le registre le jour des obsèques.

Medigarde SON

Partager sur :