Faits divers – Justice

Non-lieu pour le gendarme qui a tué un détenu lors d'un transfert à Colmar

Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu mardi 19 janvier 2016 à 16:35

Un an après la mort d'Hocine Bouras, une marche silencieuse a eu lieu à Colmar
Un an après la mort d'Hocine Bouras, une marche silencieuse a eu lieu à Colmar © Maxppp

Près d'un an et demi après la mort de Hocine Bouras, tué par un gendarme le 26 août 2014, le juge d'instruction a rendu une ordonnance de non-lieu. Le jeune homme, détenu, avait été tué d'une balle dans la tête après une lutte avec le gendarme qui l'escortait lors de son transfert.

Le juge d'instruction a rendu ce mardi une ordonnance de non-lieu dans l'affaire Hocine Bouras. Ce jeune Colmarien de 23 ans avait été tué par un gendarme le 26 août 2014. Lors de son transfert de la maison d'arrêt de Strasbourg vers le palais de justice de Colmar, une lutte l'avait opposé aux gendarmes de l'escorte. Il avait été abattu d'une balle en pleine tête sur l'autoroute A35. La voiture s'était arrêtée au niveau de Colmar.

Les juges ont donc retenu la thèse de la légitime défense. Les magistrats estiment que le coup de feu du gendarme était nécessaire pour protéger sa collègue.

Me Renaud Bettcher, avocat de la famille de Hocine Bouras, entend faire appel "immédiatement" de cette décision de non-lieu rendue aujourd'hui. Selon lui, "les autorités de gendarmerie ont des permis de tuer". La famille et les proches de la victime avait rassemblé 80 personnes lors d'une marche blanche à Colmar le 31 août 2015, un an après les faits.