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Sarthe : condamné pour avoir imposé une fellation à un jeune homme de 15 ans

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Par , France Bleu Maine, France Bleu
Le Mans, France

Un homme d'une soixantaine d'années a été condamné ce lundi à 3 ans et demi de prison ferme au Mans. A Noel dernier, il a pratiqué des attouchements et une fellation au fils d'amis, âgé de 15 ans.

Un homme de 61 ans était jugé ce lundi au tribunal correctionnel du mans, pour agression sexuelle sur un mineur de 15 ans.
Un homme de 61 ans était jugé ce lundi au tribunal correctionnel du mans, pour agression sexuelle sur un mineur de 15 ans. © Radio France

Il était devenu intime de la famille, jusqu'à passer le réveillon de Noël avec eux, et emmener leur fils de 15 ans au cinéma. Alors, quand le lendemain, cet homme de 60 ans propose au jeune garçon de venir faire une séance de sport à la maison, dans un village du Nord Sarthe, celui-ci ne se doute de rien et accepte. 

Le garçon de 15 ans se change dans la chambre d'amis, se met torse nu et enfile un short. Direction ensuite la chambre, où l'homme propose un massage pour s'échauffer. Bras, dos, épaules, puis les fesses. Il lui demande de se retourner, lui retire short et caleçon, et commence une fellation. Elle va durer plus de vingt minutes.

Un "billet de la honte"

Le jeune garçon est tétanisé, sert les poings, attend que cela passe. Puis son agresseur s'en va et continue sa journée comme si de rien n'était. L'adolescent envoie un texto à sa mère pour demander à rentrer mais il restera finalement dormir sur place. Au matin, l'homme lui glisse un billet, en échange de son silence.  Ce sera le "billet de la honte", expliquera le garçon.

L'adolescent en parle à sa famille une fois chez lui, sa maman va tout de suite porter plainte.  Vendredi dernier, quand les gendarmes viennent l'arrêter et lui demandent s'il connaît les raisons de leur présence, l'individu répond tout de suite : "J'ai abusé d'un jeune". 

Ce lundi, devant le tribunal, le prévenu a du mal à s'expliquer : "Je voulais goûter, tester, voir comment c'est avec un homme." "Vous ne pouviez pas trouver un partenaire de votre âge ? ", demande la présidente. "Je ne me suis pas rendu compte", souffle-t-il. "Je n'ai pas eu d'érection, pas eu d'envies particulières."

L'homme déjà condamné à quatre reprises

"Pourtant, vous savez qu'il ne faut pas toucher les mineurs, ce n'est pas la première fois". L'homme acquiesce : "Oui". Il a déjà été condamné à quatre reprises pour exhibitionnisme (notamment sur sa fille), et agressions sexuelles sur mineur. D'ailleurs, le sexagénaire n'avait plus le droit d'entrer en contact avec des enfants. Il voit un psychiatre, toutes les six à huit semaines, mais a du mal à aborder avec lui son attirance pour les adolescents.

L'avocat de la mère de la victime dénonce : " Le suivi s'avère inefficace, il est dangereux pour les autres et pour lui même." Le parquet abonde : "Il n'a pas le droit de rentrer en contact avec des enfants, mais il le fait quand même. Il n'y a pas de "Je ne sais pas", c'était recherché, il avait pleinement conscience". Et poursuit en pointant l'écart d'âge entre les deux : 45 ans. 

L'avocate de la défense plaide alors : "Il faut réussir à se détacher du sentiment de répulsion et de dégoût. Les faits sont graves, mais il faut juger de manière juste. "

L'agresseur est finalement condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis. Un sursis de 18 mois, datant de 2015 pour une précédente condamnation pour agression sexuelle a été révoqué. Il devra donc passer trois ans et demi derrière les barreaux, avec des obligations de soins. 

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