Faits divers – Justice

Nouveau procès pour Patrick Salameh, le "tueur en série" de Marseille

Par Gabriel Massenot et Fabien Le Dû, France Bleu Provence et France Bleu dimanche 11 octobre 2015 à 20:59 Mis à jour le lundi 12 octobre 2015 à 12:17

Patrick Salameh à Paris en décembre 2005
Patrick Salameh à Paris en décembre 2005 © Maxppp

Patrick Salameh fait de nouveau face aux juges. Le "tueur en série" de Marseille comparaît depuis lundi matin et jusqu'au 23 octobre devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Il est accusé d'avoir fait disparaître puis tué Fatima Saiah, une jeune fille de 21 ans.

Le tueur en série Patrick Salameh 57 ans déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la disparition de trois prostituées et le viol d'une quatrième comparaît depuis lundi matin devant les assises des Bouches-du-Rhône pour la disparition d'un baby-sitter en 2008. Mais les parents de Fatima ne croient pas à la culpabilité de Patrick Salameh. Pour eux l'enquête a été bâclée et l'accusé est un coupable tout désigné.

Le père et la mère de Fatima - Radio France
Le père et la mère de Fatima © Radio France - Fabien le Du

Ce qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs, c'est la technique utilisée pour attirer Fatima dans un probable piège. Le 7 mai 2008, elle reçoit un appel téléphonique qui lui propose du baby-sitting. Son petit ami la dépose à l'arrêt de métro Malpassé à Marseille. Il ne la reverra jamais. 

Le box des accusés - Radio France
Le box des accusés © Radio France - Fabien le Du

Patrick Salameh a déjà été condamné à perpétuité pour le meurtre de trois prostituées, après avoir purgé une longue peine à la prison des Baumettes pour braquage dans les années 90. Et c'est ce même stratagème qui avait été utilisé lors de la disparitions de ses trois précédentes victimes.

Le problème, c'est que le corps de Fatima n'a jamais été retrouvé et que Patrick Salameh a toujours contesté ce meurtre

Pour Emmanuel Molina, son avocat, il n'y a aucune preuve tangible de la culpabilité de son client. Il va plaider acquittement.

Emmanuel Molina, l'avocat de l'accusé