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Faits divers – Justice

Un an de prison ferme lors d'un nouveau procès pour le tortionnaire de chats à Caen

mercredi 18 juillet 2018 à 17:01 - Mis à jour le mercredi 18 juillet 2018 à 22:59 Par Bénédicte Courret et Philippe Thomas, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu

Déjà condamné à 18 mois de prison, dont neuf mois ferme, un homme comparaissait une nouvelle fois ce mercredi 18 juillet pour avoir torturé des chats dans l'agglomération de Caen. En découvrant l'affaire en juin dernier, plusieurs nouveaux plaignants se sont faits connaître.

Nouvelle comparution devant la justice pour un homme accusé d'avoir torturé des chats dans l'agglomération de Caen (illustration).
Nouvelle comparution devant la justice pour un homme accusé d'avoir torturé des chats dans l'agglomération de Caen (illustration). © Maxppp - Aurélie Ladet

Caen, France

Il a déjà été reconnu coupable d'avoir torturé des chats dans l'agglomération de Caen en juin dernier. Ce cadre dirigeant dans une grande entreprise de l'agglomération caennaise a fait appel de sa condamnation à 18 mois de prison dont neuf mois ferme en première instance le 27 juin 2018. Ce mercredi 18 juillet 2018, il comparaissait à nouveau car, en découvrant l'affaire en juin, plusieurs nouveaux plaignants se sont faits connaître. Vingt-trois victimes s'étaient porté partie-civile, aussi bien des propriétaires de chats que des personnes morales, associations notamment (SPA, Fondation 30 millions d'amis, Fondation Brigitte Bardot, conseil de l'ordre des vétérinaires...). Cette fois-ci, les faits les plus anciens remontent à avril 2017. Le prévenu installait parfois des cages de capture pour attraper les chats.

Mâchoire fracturée et crocs arrachés

D'après les faits présentés lors du procès de juin et pour lesquels il a déjà été jugé, cet homme a torturé des chats pendant deux mois, du 4 mai au 18 juin 2018, dans plusieurs communes au nord et à l'est de Caen. La nuit, dans la rue, il leur brisait les pattes. Certains chats ont même eu la mâchoire fracturée et les crocs arrachés. Lors de l'audience de juin, lui qui n'avait jusque là jamais eu affaire à la justice, n'a pas réussi à véritablement expliquer son geste.

Au total, 27 chats (au moins) ont été victimes du tortionnaire

Cette fois-ci, pas beaucoup plus d'explications. Le prévenu, âgé de 50 ans et père de quatre enfants, a expliqué qu'un traitement contre la maladie de Parkinson dont il est atteint, l'empêchait de dormir et a facilité le passage à l'acte. Mais l'expert a sérieusement mis en doute une telle hypothèse. Et pourquoi s'en prendre spécifiquement aux chats ? Là aussi, le mystère demeure. Lors du premier procès, les cas de 16 chats mutilés avaient été jugés, 11 cette fois-ci. Mais il y en a sans doute plus : l'agriculteur qui vit à côté du prévenu a ainsi retrouvé huit chats décédés sur son terrain.

Il écope de la peine maximale

Des faits suffisamment grave par que la procureure de la République de Caen, Carole Etienne, requiert la peine maximale dans ce dossier : deux ans de prison dont un an ferme et 30 000 euros d'amende, sans oublier l'obligation d'indemniser les victimes. Le tribunal l'a suivie dans ses réquisitions. Une peine qualifiée d'exemplaire par les associations de défense des animaux présentes au procès. Et ce n'est pas fini : d'abord parce que le quinquagénaire a fait appel lors du premier procès - et peut le faire dans le deuxième - mais aussi par ce qu'il a reconnu lors de l'audition avoir également tué un chien.