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Faits divers - Justice

Nouveau témoignage dans l'affaire Thomas Renault : "On est aussi victimes de malfaçons de la part de son entreprise"

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Par , France Bleu Orléans

Les suites de l'affaire Thomas Renault. Le gardien de but de l'US Orléans et conseiller municipal qui est aussi le dirigeant d'une entreprise de construction immobilière est empêtré dans une affaire de malfaçons. D'autres victimes se sont fait connaître à la suite de nos informations de mardi.

Thomas Renault avait réussi une belle performance à Nancy, l'US Orléans s'était qualifié pour le tour suivant de la coupe de la ligue
Thomas Renault avait réussi une belle performance à Nancy, l'US Orléans s'était qualifié pour le tour suivant de la coupe de la ligue © Maxppp - Alexandre Marchi

Orléans, France

Retour sur les ennuis de Thomas Renault. Thomas Renault est le gardien de but de l'US Orléans Football et conseiller municipal. Mais il était aussi gérant d'une entreprise de construction immobilière, RBL Construction. La société a été liquidée le 5 septembre dernier.

Nous avions donné la parole à Salomé et Kévin. Le couple fait construire une maison à Meung-sur-Loire mais elle est très loin d'être terminée et comporte de nombreuses malfaçons. Leur avocate avait dit qu'elle porterait plainte ce mardi. Mais volte-face de leur part, la famille et l'avocate ont finalement décidé de ne pas le faire pour le moment et de laisser une dernière chance à Thomas Renault. Malgré les précédentes rencontres de conciliation qui n'avaient rien donné. Mais les langues se délient peu à peu. D'autres victimes se sont fait connaître ... notamment sur Orléans. 

D'autres victimes dans un immeuble Faubourg Saint-Vincent

Dans cet immeuble du Faubourg Saint-Vincent, il y a 6 co-propriétaires. Sept lots avaient été mis en vente sur "le bon coin," au cours de l'année 2016, du studio au F4. Et là encore les malfaçons sont nombreuses : pas de toit dans quelques d'appartements, d'autres non pas d'électricité, pas d'eau, certains murs ne sont pas terminés. Les situations sont toutes différentes. Deux appartements sont tout de même habités mais il reste de gros travaux. Ces victimes - comme dans le témoignage précédent - disent être "dans des situations financières catastrophiques." Le dernier lot qui restait à vendre était au prix de 115 000 euros. "Nous sommes sous le choc," résume l'une des victimes, "on est noyé. On ne sait pas comment s'en sortir," témoigne une deuxième personne. "Et surtout où est passé l'argent qu'on a versé ?" se demande-t-elle. "On vit dans la précarité." 

Une action collective est envisagée

Pour le moment, les co-propriétaires sont en train de réfléchir à une action commune. Un dossier est en cours de constitution. Peut-être un collectif ? Voire une action en justice. "Le mode opératoire n'est pas encore fixé" nous dit-on. Mais "on ne se laissera pas faire", ajoute l'une des victimes. "Thomas Renault, c'était un nom. Une personnalité, conseiller municipal, c'était un gage de confiance, une garantie morale, pour nous" ... Et la personne termine en pensant que de nombreuses victimes ont appris la liquidation judiciaire de l'entreprise, par hasard, "comme elle." 

Thomas Renault ne souhaite pas s'exprimer pour le moment. Il dit juste "que tous les cas sont différents, qu'il est peiné par une situation qu'il n'a pas voulue et qu'il prendra la parole en temps voulu." 

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