Faits divers – Justice

Les anti-aéroports prévoient de nouvelles actions autour de Nantes demain et mercredi

Par Typhaine Morin et Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu lundi 11 janvier 2016 à 14:53 Mis à jour le lundi 11 janvier 2016 à 18:01

Les tracteurs sur le rond-point de Viais
Les tracteurs sur le rond-point de Viais © Radio France - Marion Fersing

Le collectif d'agriculteurs COPAIN 44 a mené ce lundi cinq actions autour de Nantes : des opérations escargot et des barrages filtrants notamment. Ils promettent de nouvelles actions tant que les expulsions ne seront pas suspendues. L'audience se tient ce mercredi au palais de justice de Nantes.

Les anti-aéroports ne s'annoncent pas vaincus et promettent de nouvelles actions jusqu'à l'audience qui se tiendra ce mercredi au tribunal de grande instance de Nantes. Ce 13 janvier, le TGI devrait entériner les expulsions de 11 familles et quatre fermes à Notre-Dame-des-Landes. 

Ce lundi déjà, les opposants au projet d'aéroport ont mené des opérations escargot et ils ont mis en place des barrages filtrants à cinq endroits autour de Nantes : dans le Pays de Retz, entre Aigrefeuille-sur-Maine et le rond-point de Viais, entre Joué-sur-Erdre et Nord-sur-Erdre, à Blain et au niveau de Savenay.

Ils demandent l'annulation des expulsions

Ces militants, qui ont participé samedi à la manifestation à Nantes contre le projet d'aéroport, ont été évacués du pont de Cheviré par les forces de l'ordre. Dimanche, ils ont promis des actions escargots et des blocages pour ce début de semaine. Ils demandent au président de la République François Hollande d'annuler les expulsions qui devraient être entérinées ce mercredi 13 janvier par le tribunal de grande instance de Nantes. Ces expulsions concernent 11 familles et quatre fermes à Notre-Dame-des-Landes. 

C'est une épée au-dessus de leur tête

Pour Florian, qui est installé au Bignon, ces expulsions sont tout simplement inimaginables : "nos collègues paysans vont être chassés comme des bandits alors qu'ils sont là depuis des générations. Tout ça pour faire un aéroport et gagner du pognon". Il n'admet pas non plus que Vinci puisse demander des astreintes quotidiennes de plusieurs centaines d'euros contre ceux qui refusent de quitter leur terre. Denis, de Saint-Philibert-de-Bouaine, est du même avis : "c'est une véritable épée sur leur tête et on va mettre la pression ! On laissera jamais des copains paysans dans cette situation".

L'aéroport, c'est 1700 hectares de terres agricoles qu'on nous vole

L'enjeu pour eux, c'est aussi celui du foncier agricole : "l'aéroport, ce sont 1700 hectares de terres agricoles qu'on nous vole", alors que, tous les 7 ans, c'est déjà l'équivalent d'un département de terres agricoles qui disparaît. "C'est constamment : pour la construction de zones artisanales, de zones industrielles, de routes, de chemins de fer, c'est toujours nous la variable d'ajustement".

Les agriculteurs de Copains 44 prévoient déjà de nouvelles action pour ce mardi et ce mercredi, jour de l'audience. Ils n'ont pas encore dit sous quelle forme. 

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