Faits divers – Justice

Nouvelle garde à vue pour le secrétaire fédéral du PS en Gironde Ludovic Freygefond

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde mardi 17 juin 2014 à 15:59

Novembre 2013, Ludovic Freygefond en séance à la Communauté Urbaine de Bordeaux
Novembre 2013, Ludovic Freygefond en séance à la Communauté Urbaine de Bordeaux © Maxppp

Le mois dernier, l'ex-maire du Taillan-Médoc avait passé quelques heures au commissariat de Bordeaux pour une affaire de harcèlement. Rebelote ce mardi dans le cadre de l'enquête sur une opération immobilière dont il aurait pu profiter.

Ludovic Freygefond a de nouveau été placé en garde à vue ce mardi au commissariat central de Bordeaux. L'ancien maire du Taillan-Médoc, vice-président de la Région Aquitaine et Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste en Gironde, a été entendu dans le cadre d'une enquête sur une opération immobilière sur sa commune du Taillan-Médoc. C'est l'un de ses opposants politiques qui est à l'origine des dénonciations. 

L'enquête concerne la vente de terrains dans le lotissement "Les Fleurs du Maynieu". Ludovic Freygefond a acheté trois lots dans ce lotissement. Il a fait construire sa maison sur l'un des terrains avant d'en revendre deux, réalisant au passage une plus-value estimée à 300.000 euros. Le désormais ex-maire du Taillan a, depuis le début, rejeté ses accusations affirmant qu'il n'avait rien à cacher et que c'est son prédécesseur qui avait déclaré ces terrains constructibles. Les policiers l'ont de nouveau convoqué ce mardi pour vérifier ses dires et d'éventuels faits de prise illégale d'intérêt et de corruption.

Une deuxième garde à vue en un mois

Ludovic Freygefond a déjà passé quelques heures en garde à vue le 21 mai dernier dans le cadre d'une affaire de harcèlement. Il est accusé par son ancien directeur de cabinet à la mairie du Taillan-Médoc d'avoir tenté d'instaurer avec lui une relation personnelle à l'aide notamment de centaines de courriels parfois très crus et sans ambiguité.

Ludovic Freygefond avait estimé sur France Bleu Gironde, après les élections de mars dernier, que sa défaite était le fruit des "calomnies" de ses opposants politiques. Il avait été battu aux municipales par l'UMP Agnès Laurence-Versepuy.

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