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Nouvelle manifestation contre l'état d'urgence devant le tribunal d'Orléans

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Par , France Bleu Orléans
Rue de la Bretonnerie, Orléans, France

Ce mercredi matin, la prolongation de l'état d'urgence a été présentée en conseil des ministres. L'après-midi même, une manifestation était organisée sur le parvis du tribunal d'Orléans. Initiée par le collectif "Stop état d'urgence Orléans", elle a regroupé plus de cinquante personnes.

Ils étaient une cinquantaine mercredi après-midi, devant le tribunal d'Orléans.
Ils étaient une cinquantaine mercredi après-midi, devant le tribunal d'Orléans. © Radio France - Luc Barre - France Bleu Orléans

"Police partout, Justice nulle part". Les slogans ont fusé ce mercredi 3 février devant le tribunal d'Orléans, rue de la Bretonnerie. Une cinquantaine de personnes se sont réunies pour dire "non" à la prolongation de l'état d'urgence en France. Toutes font partie de "Stop état d'urgence Orléans", un collectif récemment créé qui regroupe une vingtaine de structures politiques, syndicales ou associatives. Pendant une demi-heure, les manifestants ont crié leur colère contre le trop plein de sécurité voulu dernièrement par le gouvernement :

Autre moment du rassemblement, autre slogan :

Le tribunal, lieu symbolique.

La date n'a pas été choisie au hasard. Ce matin le projet de loi prolongeant l'état d'urgence pour 3 mois au-delà du 26 février prochain, a été présenté en Conseil des ministres. Le texte sera examiné au Sénat le 9 février, puis par l'Assemblée Nationale le 16. Le lieu du rassemblement était lui aussi symbolique. Puisqu'en choisissant un tribunal, les manifestants ont voulu mettre l'accent sur l'inutilité, selon-eux, des assignations à résidence et des perquisitions administratives.

Théo Rival (micro à la main) est le porte-parole du collectif.
Théo Rival (micro à la main) est le porte-parole du collectif. © Radio France - Luc Barre - France Bleu Orléans

Ecoutez Théo Rival, sur le choix du tribunal d'Orléans pour cette manifestation.

"L'état d'urgence est une trahison morale, envers les français."

Déjà samedi dernier, le 30 janvier,  25 membres du collectif orléanais s'étaient rendus à Paris, pour participer à la grande manifestation contre le projet de loi. Elle avait réuni 20.000 personnes selon les organisateurs et 5.500 selon la police. Mais depuis le conseil des ministres, l'annonce est bel et bien officielle. "Cet état d'urgence est utile dans la lutte contre le terrorisme", a d'ailleurs expliqué le porte-parole du gouvernement, Stéphanie Le Foll. Au contraire, pour Anne Bastide, infirmière scolaire et membre du syndicat FSU à Orléans, "c'est une trahison morale envers les français".

Ecoutez Anne Bastide, à l'origine de la manifestation

Le collectif "Stop état d'urgence Orléans" a promis de continuer à multiplier les actions, rassemblements, conférences et distributions de tracts, même après la prolongation de l'état d'urgence.

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