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Faits divers – Justice

Noyade d'un élève de Saint-Cyr Coëtquidan : le procès renvoyé au 9 décembre

Après la mort d'un jeune élève de Saint-Cyr Coëtquidan, retrouvé noyé après une soirée de transmission des traditions en 2012, sept militaires devaient être jugés pour homicide involontaire à Rennes. Le procès a été renvoyé à la demande de la famille de la victime.

Défilé militaire des élèves de Saint-Cyr
Défilé militaire des élèves de Saint-Cyr © Maxppp - Maxppp

Rennes, France

Les proches de Jallal Hami ont demandé le renvoi du procès, "mais ils ont pris cette  décision à contrecoeur". La semaine dernière, ils ont appris que leur avocat était en liquidation judiciaire et ne pouvait donc pas être présent au procès. Maitre Jean-Guillaume Le Mintier, leur nouvel avocat, n'a été saisi que la semaine dernière.  "La famille m'a téléphoné, effondrée." Avec les "débats âpres" qui s'annoncent et les questions autour du droit pénal et du droit militaire, "il n'était pas raisonnable d'intervenir à ce procès sans prendre le temps d'absorber ce dossier très volumineux" a ajouté le nouveau conseil de la famille. Le tribunal a entendu ses arguments et reporté l'audience à la semaine du lundi 9 au vendredi 13 décembre.

Jallal Hami est mort noyé lors d'un "bahutage"

Dans la nuit du 29 au 30 octobre 2012, Jallal Hami et onze autres nouvelles recrues de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr Cëtquidan, participent à un "bahutage", c'est à dire une soirée de transmission des traditions organisée par les élèves de l'école, sur le thème du débarquement allié en Provence. Les petits nouveaux, équipés de leurs treillis, casques et rangers doivent traverser en pleine nuit un étang de 43 mètres de long, avec une eau à 9 degrés, et en fond sonore la Walkyrie de Wagner.  Ils n'ont pas pied, et très vite, les jeunes gens se retrouvent en difficulté, ils s'agrippent les uns aux autres, les organisateurs doivent leur lancer des bouées. Peu après minuit, Jallal Hami, 24 ans, manque à l'appel. Les pompiers vont retrouver son corps deux heures plus tard. Le jeune homme, élève brillant, sorti de Sciences Po, avait intégré l'école militaire directement en troisième année. 

Bahutage ou Bizutage ?

Sept militaires sont mis en cause et devaient être jugés pour homicide involontaire devant la chambre militaire du tribunal correctionnel de Rennes. Il y a deux militaires gradés et cinq élèves-officiers.  Ont-ils pris toutes les dispositions de sécurité nécessaires ? Avaient-ils conscience des dangers ? Qui avait validé le programme de cette soirée ? Le tribunal devra répondre à ces questions. Dans son réquisitoire, le parquet avait dénoncé "l'aveuglement des élèves organisateurs", mais aussi "les piètres dispositions de sécurité" ayant conduit à cette noyade. Maître Le Mintier rappelle que la famille attend ce procès depuis sept ans, "il s'agissait maintenant de savoir si ce soir-là, ces jeunes étaient là pour se surpasser ou si pour certains, il s'agissait de tirer du plaisir, de la satisfaction, de voir les jeunes recrues souffrir". Pour l'association de défense des droits des militaires, partie civile dans le dossier, "il ne s'agit d'un simple bahutage, mais d'une pratique intolérable qui doit cesser" estime Jacques Bessy, président de l'association. 

Le procès qui devait s'ouvrir ce lundi 23 septembre pour cinq jours, est finalement reporté à la semaine du 9 au 13 décembre 2019. 

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