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Faits divers – Justice

Noyade d'un jeune migrant en Haute-Saône : le parquet ouvre une information judiciaire

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Par , France Bleu Besançon

Le parquet de Haute-Saône a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire et non assistance à personne en danger. Le 24 juillet sur la base de loisirs du Val de Bonnal en Haute-Saône, un jeune migrant de 14 ans s'était noyé.

Le procureur de la république de Vesoul Emmanuel Dupic s'est rendu sur place pour comprendre, il a dessiné un plan du site qu'il nous montre.
Le procureur de la république de Vesoul Emmanuel Dupic s'est rendu sur place pour comprendre, il a dessiné un plan du site qu'il nous montre. © Radio France - Jean-François Fernandez

Vesoul, France

Une semaine après la noyade d'un jeune Camerounais de 14  ans au Val de Bonnal en Haute-Saône, le parquet de Haute-Saône a ouvert une information judiciaire pour deux infractions :

  • Homicide involontaire en violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence.
  • Non assistance à personne en danger. 

Ces infractions peuvent être punies de 5 ans de prison.

Ce jeune garçon originaire du Cameroun, faisait partie d'un groupe de 13 jeunes étrangers isolés confiés à une association Parisienne pour un camp de vacances d'une semaine en Haute-Saône. Le groupe était encadré par cinq animateurs, la baignade était surveillée sur ce plan d'eau par deux maîtres-nageurs.

Le groupe arrive au plan d'eau à 14h30,  c'est une ancienne gravière transformée en base de loisirs avec des zones de baignade surveillée, des zones de pratique d'activités nautiques, et de l'hébergement dans des cabanes sur l'eau. A 15h15, la disparition d'un jeune garçon est constatée, des personnes trouvent son téléphone posé sur sa serviette de bain. Il faut attendre 18h35 pour que les pompiers soient appelés. Les plongeurs retrouvent par trois mètres de fond le corps du jeune garçon à 19h35.

De nombreuses interrogations.

La première interrogation concerne la baignade surveillée. Deux maîtres-nageurs étaient en service cet après-midi là. Il n'ont pas vu le jeune se noyer. Les premiers éléments de l'enquête ont démontré que les diplômes des maîtres-nageurs n'étaient pas à jour. Selon le procureur de la république "ils n'avaient pas la compétence au moment des faits pour surveiller la baignade". Il n'y a pas eu de fermeture administrative du site, la préfecture de Haute-Saône indique que "la baignade y est autorisée, le site respecte (aujourd'hui) les conditions légales". C'est la qualification d'homicide involontaire en violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence.

Deuxième interrogation, comment se fait-il que les cinq animateurs qui encadraient treize jeunes n'ont rien vu, cela fait quasi un animateur pour deux jeunes? Pourquoi les cinq animateurs ont mis plus de trois heures avant d'appeler les secours ?

L'ouverture d'une information judiciaire doit permettre d'identifier les responsabilités et ce qu'on fait ces adultes durant ce long délai avant d'appeler les secours. 

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