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Faits divers – Justice

Occupation de l'abattoir de Fleury : 900 euros d'amende requis contre deux militants antispécistes

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Par , France Bleu Orléans

Une peine de 90 jours-amendes à 10 € a été requise ce jeudi à l'encontre des deux présidents de l'association 269 Life Libération animale. En septembre 2017, ils avaient investi l'abattoir Tradival de Fleury-les-Aubrais, près d'Orléans, pour y "exfiltrer" un cochon. Jugement prévu le 7 novembre.

269 Life Libération animale avait publié des photos de son action "coup de poing" à l'abattoir Tradival de Fleury.
269 Life Libération animale avait publié des photos de son action "coup de poing" à l'abattoir Tradival de Fleury. - 269 Life Libération animale

Orléans

La cause animale au centre d'un procès ce jeudi à Orléans, devant le tribunal correctionnel : le procès d'une opération coup de poing, menée en septembre 2017 par l'association 269 Life libération animale, à l'abattoir Tradival de Fleury-les-Aubrais : occupation du site en pleine nuit après avoir découpé le grillage et "exfiltration" d'un cochon. 58 militants avaient participé à cette action, mais seuls Tiphaine Lagarde et Ceylan Cirik, les 2 coprésidents de l'association, sont poursuivis pour "vol", "violation de domicile avec dégradation" et "entrave à la liberté du travail". Aucun n'était présent lors du procès. Le procureur a requis 90 jours-amende à 10 euros, le jugement sera rendu le 7 novembre.

"Ce sont des extrémistes"

L'audience aura surtout été marquée par les passes d'armes entre avocats. "L'idéologie de l'antispécisme - qui revient à mettre sur le même plan l'homme et l'animal - on peut éventuellement y souscrire, mais on ne peut pas l'imposer aux autres par la violence et la désinformation" : Me Gérald Pochon, l'avocat de l'abattoir Tradival a eu des mots très durs vis-à-vis des militants de 269 Life libération animale, "ils ont basculé dans le radicalisme, ils sèment la violence, ils traitent les salariés des abattoirs d'assassins et de gardiens de camp de concentration". Et l'avocat de réclamer 100 000 euros au titre de l'atteinte à l'image de Tradival - qui ce jour-là, n'a perdu qu'une heure de travail...

L'avocat d'Inaporc, qui regroupe l'ensemble de la filière porcine en France,  n'a demandé qu'un euro symbolique pour le préjudice subi. Mais Me Pierre Morrier a lui aussi fustigé "des individus qui ne veulent pas de débat mais qui souhaitent la guerre". Et pourtant, "ce débat sur le bien-être animal, il est essentiel, et tous les acteurs de la filière, que ce soit les abattoirs ou les éleveurs, sont les premiers à travailler et à progresser sur ce sujet. Ils n'ont donc pas à être l'objet d'attaques aussi violentes - je rappelle d'ailleurs qu'éleveurs et abatteurs exercent une activité économique dans un cadre très réglementé, plus exigeant en Europe que partout ailleurs."

"A terme, le système d'abattage industriel sera condamné"

Autant de demandes et d'arguments qu'a rejetés Me Thomas Hellenbrand, l'avocat des 2 militants, pour qui la preuve du vol n'a même pas été fourni par Tradival "incapable de fournir le numéro d'identification animale du fameux cochon qui a été volé : c'est inquiétant, en termes de traçabilité !". L'avocat plaide la relaxe, invoquant "l'état de nécessité" - en clair, l'obligation d'enfreindre la loi pour empêcher un acte de cruauté vis-à-vis des animaux, cruauté qui selon lui est le propre des abattoirs industriels : "La loi autorise l'activité d'abattage mais la loi dit aussi que le fait de se livrer à un acte de cruauté sur un animal est une infraction pénale, la question est donc de savoir s'il n'y a pas là une contradiction. Moi, je suis convaincu qu'à terme, plus que mes clients ou l'association, ce sera le système d'abattage en masse et d'élevage industriel qui seront condamnés. L'avenir n'est que porteur d'espoir."

Sur son site de Fleury-les-Aubrais, Tradival compte 370 salariés et peut abattre jusqu'à 400 porcs par heure.

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