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Faits divers – Justice

Occupation des bâtiments de l'université de Nantes : le tribunal rend son jugement ce mardi

lundi 4 décembre 2017 à 18:52 Par Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan

Le tribunal administratif de Nantes a examiné ce lundi la requête déposée par l'université de Nantes. Depuis plusieurs jours, une partie du bâtiment de la Censive et le château du Tertre sont occupés par des jeunes migrants et leurs soutiens. Seront-ils expulsés ? Jugement ce mardi.

Banderole de soutien aux migrants qui occupent une partie de l'université de Nantes, ce lundi devant le tribunal administratif
Banderole de soutien aux migrants qui occupent une partie de l'université de Nantes, ce lundi devant le tribunal administratif © Radio France - Antoine Denéchère

Nantes, France

Le tribunal administratif de Nantes rend sa décision ce mardi "dans la journée", dans le dossier des jeunes migrants et de leurs soutiens qui occupent deux bâtiments de l'université de Nantes depuis plusieurs jours. L'université a en effet déposé, en fin de semaine dernière, une requête en référé qui a été examinée en audience lundi matin. Une soixantaine de personnes qui soutiennent cette occupation étaient présentes, dans la salle d'audience.

Une occupation justifiée par l'urgence de la situation des jeunes migrants ?

L'avocat des "occupants", Maître Loïc Bourgeois, a demandé au juge des référés de ne pas autoriser l'expulsion des deux bâtiments occupés. Car il y a, dit-il, un principe fondamental, rappelé par un arrêt récent de la Cour européenne de justice, qui est "le droit à l'hébergement d'urgence" pour ces jeunes migrants isolés. L'avocat estime qu'ils "n'ont pas d'autre choix qu'occuper ces bâtiments s'ils ne veulent pas errer dans la rue". La présidente de l'Unef de Nantes, principal syndicat étudiant, Emilie Bourdon, présente à l'audience, estime, elle aussi, qu' "on est dans une situation d'urgence" et qu'il "n'y a pas de problème de salubrité : c'est faux !"

Emilie Bourdon, présidente de l'UNEF à Nantes, devant le tribunal administratif - Radio France
Emilie Bourdon, présidente de l'UNEF à Nantes, devant le tribunal administratif © Radio France - Antoine Denéchère

Emilie Bourdon explique pourquoi elle soutient cette occupation de plusieurs bâtiments universitaires

L'université de Nantes répète, ce lundi, qu'elle accepte "une certaine tolérance" pour l'occupation des salles de cours du site de la Censive, mais elle veut obtenir de la justice la possibilité de demander une expulsion au château du Tertre, bâtiment vide dans lequel des travaux devaient commencer cette semaine et qui "pose des problèmes de sécurité et d'hygiène". A l'audience, Maître Fouché, avocat de l'université, explique qu'au château du Tertre, il n'y a "pas d'eau, pas de chauffage, le plancher est fragile". L'université estime en fait que les salles de la Censive (600 m²) "suffisent largement" à héberger provisoirement les jeunes migrants présents. Et que l'occupation du château du Tertre "devient, depuis peu, un prétexte pour des revendications politiques révolutionnaires qui n'ont rien à voir avec la question des migrants". Les défenseurs des migrants affirment qu'ils sont "une soixantaine au total", quand l'université estime qu'ils sont "dix-quinze au maximum". Le tribunal administratif de Nantes rendra sa décision ce mardi.

Mohammed Benroussi, premier vice-président de l'université de Nantes