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Oiseaux protégés : le tribunal de Dax rendra sa décision en novembre

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Par , , France Bleu Gascogne

Deux ans de prison avec sursis ont été requis contre un braconnier présumé à Dax. L'homme comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel aux côtés de trois hommes accusés de lui avoir acheté ces petits oiseaux protégés. La décision a été mise en délibéré au 19 novembre.

La salle d'audience du tribunal correctionnel de Dax
La salle d'audience du tribunal correctionnel de Dax © Radio France - Paul Ferrier

C'est l'aboutissement d'une enquête de cinq ans qui a permis de mettre au jour un trafic de petits oiseaux dans les Landes. Quatre hommes étaient jugés ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Dax. 

L'un d'eux est accusé d'avoir capturé et tué environ 10 000 petits oiseaux en une dizaine d'années, des passereaux, des rouges gorges, etc, dont la chasse est interdite. Les trois autres, dont l'ancien international de rugby dacquois Jean-Pierre Bastiat, sont eux accusés d'avoir acheté entre 80 et 130 brochettes de ces oiseaux braconnés. 

Les trois hommes savaient-ils ce qu'ils achetaient ?

S'il n'y a guère de doute sur les faits de braconnage, l'enjeu de l'audience a été de déterminer si les trois acheteurs savaient ce qu'ils achetaient. A la barre, aucun des trois n'avoue savoir ce qu'il mangeait. Et pourtant. Pendant plusieurs années, ils ont acheté des dizaines de brochettes avec ces petits animaux. "Je ne suis pas chasseur" avance l'un à l'audience. "Je ne savais pas qu'ils étaient protégés", pour un autre. 

Des arguments sur lesquels va s'accrocher la vice procureure, demandant à l'un ce qu'il pensait manger, à un autre quel type d'animal de cette taille peut être chassé légalement ? Réponse vague. "Vous saviez que c'était illégal" lance-t-elle. "Je m'en doutais" lui répondra timidement l'un des acheteurs.

Pour la défense, représentant plusieurs associations de protection de la nature, il ne fait nul doute qu'ils étaient au courant. Ne serait-ce que pour le lieu de certaines ventes "quand je vais acheter un steak... je ne l'achète pas sur un parking", assène l'une des avocates.

Aucun doute non plus pour la vice-procureure qui a demandé 5 000 euros d'amende à l'encontre de l'un d'entre eux et 3 500 contre les deux autres.  Deux ans de prison avec sursis ont été requis contre le braconnier présumé. La défense et les associations demandent, elles, des dédommagements pour préjudices moral et écologique de plusieurs centaines de milliers d'euros. 

Délibéré attendu le 19 novembre prochain.

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