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Faits divers – Justice

Olivet : deux faux gendarmes condamnés pour avoir fait payer une amende à un automobiliste lors d'un faux contrôle

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Ils voulaient aider la justice en faisant la morale aux automobilistes. Un habitant de Marcilly-en-Villette et une femme de Saint-Jean-la-Ruelle sont condamnés à 8 mois de prison avec sursis. Ils se sont fait passer pour des gendarmes lors d'un contrôle, faisant payer 135 euros à un automobiliste.

Gendarmerie (photo d'illustration)
Gendarmerie (photo d'illustration) © Radio France - Nathalie de Keyzer

Olivet, France

Était-ce, pour eux, une sorte de jeu ? Un homme de 37 ans et une femme de 36 ans ont été condamnés ce vendredi à huit mois de prison avec sursis. Ces deux amis (originaire pour l'un de Marcilly-en-Villette, pour l'autre de Saint-Jean-de-la-Ruelle) sont condamnés pour avoir réalisé un faux contrôle de gendarmerie et avoir encaissé une amende.

Les faits se sont déroulés mardi soir, au niveau de l'hypermarché Auchan d'Olivet. Ces deux faux gendarmes (en vrai lui est coiffeur, elle préparatrice de commande) aperçoivent une voiture qui roule trop vite. Ils mettent alors un gyrophare sur leur véhicule, demandent à l'automobiliste de s'arrêter et leur vrai-faux contrôle va aller très loin...

Une amende à payer en liquide ou alors 48 heures de garde à vue

Lorsqu'ils sortent de leur Peugeot 5008 pour le contrôle, Denis et Céline ne sont pas habillés comme de vrais gendarmes, mais on s'y croirait. Lui arbore une veste de gendarmerie avec un grade de capitaine, un écusson du GIGN. Elle porte un brassard de gendarmerie. Leur contrôle, au début, parait presque classique. Contrôle des papiers, tour du véhicule... Ils assurent au conducteur qu'il roulait trop vite, qu'il doit payer une amende de 135 euros tout de suite, en liquide. Sinon, ce sera 48 heures de garde à vue.

Le conducteur obtempère mais n'a pas l'argent sur lui. Tous les trois vont donc dans une banque toute proche. Le conducteur leur donne l'argent mais il a quand même un doute. Il relève la plaque d'immatriculation de leur véhicule  et une fois les gendarmes partis, il appelle la police. On lui répond alors que non, ce n'était pas de vrais gendarmes.

Pas la première opération pour ces faux gendarmes

Denis et Céline seront vite interpellés. Lui, épileptique, fan d'arts martiaux au casier judiciaire vierge, avoue avoir acheté tout cet attirail de gendarme sur internet. Avec son amie Céline, ancienne élève d'une école de gendarmerie, ils voulaient "aider la justice en faisant la morale aux conducteurs un peu trop rapides". Cela faisait trois semaines qu'ils arpentaient comme ça les routes mais la première fois, assurent-ils, qu'ils demandaient de l'argent. À bord de son véhicule, Denis, avait aussi une matraque, deux bombes lacrymogènes, un pistolet à impulsion électrique, des menottes, des gants de gendarmes et des sifflets pour intimer l'ordre aux automobilistes de ralentir. Tout cet attirail a été saisi.

Le vrai conducteur interpellé lors du faux contrôle se dit "humilié". Il n'arrive plus à dormir depuis sa mésaventure.