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Politique

Olivier Ihl : "Laurent Wauquiez va donner des repères à un électorat déboussolé"

lundi 11 décembre 2017 à 9:11 Par Luc Chemla, France Bleu Isère

Olivier Ihl, politologue et enseignant à Sciences Po Grenoble, était l’invité ce lundi matin de la matinale de France Bleu Isère, pour analyser l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence des Républicains, avec environ 74% des suffrages.

Olivier Ihl
Olivier Ihl © Radio France -

Laurent Wauquiez a donc été élu dimanche soir sans véritable surprise à la tête des Républicains, et sans contestation. L’élection n’a cependant rassemblé que 100 000 votants. Interrogé sur ce chiffre, en dessous de la précédente élection de 2014, qui pourrait atténuer la victoire du président de la région Auvergne Rhône Alpes, le politologue estime que « la légitimité est là, cette élection suffira à imposer le magistère de Laurent Wauquiez sur le parti ». Il a cependant ajouté que Laurent Wauquiez « n’avait pas de véritable concurrence », face à deux candidats peu connus chez les sympathisants LR.

"La ligne qu’il incarne pose question"

Laurent Wauquiez, va désormais devenir le véritable leader de la droite française reste malgré tout contesté, au sein même de son parti. « La ligne qu’il incarne  pose question, ainsi que sa personnalité. Laurent Wauquiez va donner des repères à un électorat déboussolé, et siphonner des voies au Front National » déclare Olivier Ihl.

"L'élection des Européennes va être centrale"

L’ancien numéro 2 de l’UMP devenur numéro 1 va désormais faire face à de nombreux défis. Selon le politologue : « il va tenter de convaincre une partie de la droite de le rejoindre alors que cette dernière est incarnée au pouvoir notamment par le premier ministre Edouard Philippe. Il va donc jouer sur la radicalisation de la droite, l’élection Européenne en 2019 sera centrale sur ce point. »

Le scrutin d’hier soir à très rapidement suscité des réactions, et certains élus LR ont fait part de leur mécontentement, comme Philippe Langenieux-Villard, maire d’Allevard, qui a décidé de rendre sa carte du parti dont il était membre depuis 1984, dénonçant « un tempérament brutal au service d'une ligne dangereuse et une confusion des thèmes avec ceux de Marine Le Pen ». Selon Olivier Ihl : « cela fait partie des premières cassures. Sa ligne politique risque de précipiter la contestation chez les Constructif et la droite libérale, qui ne se retrouve pas en lui. Ses positions hostiles à l’Europe ne conviendront pas à l’ensemble de la droite".

Olivier Ihl