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L'ancienne maîtresse d'Olya, chienne victime de maltraitance, devant la justice

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Par , France Bleu Vaucluse, France Bleu

Olya, un American Staffordshire de deux ans, avait été retrouvée dans des conditions déplorables sur un balcon de Montfavet (Vaucluse) en décembre 2020. Une plainte avait été déposée pour "acte de cruauté". L'ancienne maîtresse de l'animal comparaît devant le tribunal d'Avignon ce vendredi.

Olya, chienne de 2 ans victime de maltraitance, retrouvée à Montfavet (84) en décembre 2020.
Olya, chienne de 2 ans victime de maltraitance, retrouvée à Montfavet (84) en décembre 2020. - Police Nationale

Olya, femelle American Staffordshire de deux ans, avait été retrouvée dans des conditions déplorables sur un balcon de Montfavet en décembre 2020. Couverte d'escarres, de plaies aux pattes, sans eau et sans nourriture, la chienne avait été secourue par la police après un appel des voisins. Aujourd'hui, son ancienne maîtresse fait face aux juges pour expliquer ces actes de maltraitance.

"Un animal n'est pas un objet !"

Une plainte a été déposée pour "acte de cruauté" par la Société protectrice des animaux maltraités ou errants (SPAME), qui a recueilli Olya après son sauvetage. De son côte, l'ancienne maîtresse de l'animal comparaît devant le tribunal d'Avignon, ce vendredi 16 avril 2021.

Maître Isabelle Gharbi-Terrin représente la SPAME dans ce procès. Elle milite pour une reconnaissance de peine à la hauteur de la gravité des faits : "Ce sont des actes d'une extrême gravité sur un être vivant doué de sensibilité. Ce n'est pas un objet ! Ces personnes capables d'actes de cruauté sont d'une grande dangerosité. Une personne qui n'est pas capable de s'occuper d'un animal sera-t-elle capable, plus tard, de s'occuper d'un enfant ? Il ne faut pas que la justice minimise l'importance de ces actes."

Une "sous-justice" pour Olya

Néanmoins inquiète, l'avocate estime que la peine prévue dans cette affaire ne fera pas avancer le débat autour de la protection animale : "Ces actes devraient beaucoup plus interpeller la justice. Ce que je conteste dans ce dossier, c'est le choix du parquet qui a demandé une ordonnance pénale, et qui considère que ce qu'a subi Olya est d'une faible gravité. Je ne peux pas partager cette analyse, c'est une sous-justice pour moi ! La sanction qui va être donnée à son ancienne propriétaire ne peut pas être de la prison, même avec sursis. Ce sera une simple amende, et comme cette personne sera vraisemblablement insolvable, elle ne sera jamais payée. On ne réduira pas les actes de cruauté envers les animaux domestiques de cette manière."

De son côté, l'état de santé d'Olya est bien meilleur. La chienne a été confiée à une famille d'accueil en attendant le jugement du procès, qui devrait retirer le statut de propriétaire à son ancienne maîtresse.

Et bonne nouvelle : un des policiers qui a secouru Olya en décembre a eu un vrai "coup de cœur" pour la chienne. Lorsque le tribunal entérinera sa décision de confier la responsabilité de l'animal à la SPAME, l'homme souhaiterait demander la garde d'Olya afin de l'accueillir dans son foyer.

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