Faits divers – Justice

L'affaire Omar Raddad relancée par de nouvelles analyses génétiques

Par Laure Debeaulieu, France Bleu Azur et France Bleu lundi 10 octobre 2016 à 16:50

L'ancien jardinier de Mougins Omar Raddad gracié en 1998
L'ancien jardinier de Mougins Omar Raddad gracié en 1998 © Maxppp - .

Les empreintes génétiques récemment retrouvées et analysées sur trois scellés de l'affaire Omar Raddad ne correspondent ni avec celles du jardinier marocain, ni avec celles de possibles suspects désignés par son avocate.

Dans l'incroyable dossier du jardinier marocain Omar Raddad, accusé, condamné puis gracié dans l'affaire du meurtre de Ghislaine Marchal à Mougins, de nouvelles traces ADN relancent le dossier. L'avocate d"Omar Raddad, Maître Sylvie Noachovitch, a obtenu de nouvelles analyses.

Des traces, relevées sur un encadrement de porte notamment, ont été analysées. Les résultats, viennent d'être connus. Ils ne correspondent pas à l'ADN d'Omar Raddad.

Il n'y a pas non plus de similitudes avec l'ADN de deux autres personnes désignées par l'avocate comme potentiellement suspectes.

Les empreintes de quatre hommes

Ces traces, correspondent aux empreintes génétiques de quatre hommes, selon les premiers résultats, mais n'ont pas encore été comparées avec le fichier national.

"On va aller au bout du possible" Jean-Michel Prêtre, procureur de la République de Nice

L'affaire avait fait grand bruit au début des années 90. Le corps de Ghislaine Marchal, riche veuve de 65 ans, avait été retrouvé dans sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes), le 23 juin 1991. Elle avait été tuée à coups de couteau . Sur la scène du crime, deux inscriptions avaient été retrouvées sur un mur : "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t" . Des phrases écrites avec le sang de la victime.

Omar Raddad, le jardinier marocain , avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle en 1994, puis avait bénéficié d'une libération conditionnelle à la suite de la grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac en 1998.

Depuis, les avocats d'Omar Raddad demandent la révision de cette affaire. En 2002, l"hypothèse d'un nouveau procès avait été rejetée.

Partager sur :