Faits divers – Justice

Trafic de cannabis à Saint-Ouen : 10 personnes écrouées après une opération de police menée le 5 janvier 2016

Par Martine Bréson et Philippe Thomain, France Bleu Paris Région mardi 5 janvier 2016 à 11:03 Mis à jour le mardi 12 janvier 2016 à 16:36

© Maxppp

Dix personnes ont été écrouées après une vaste opération de police qui avait été organisée le 5 janvier 2016 en Seine-Saint-Denis, indique ce mardi le parquet de Bobigny. La police voulait démanteler un réseau de trafic de cannabis à Saint-Ouen.

Dix personnes ont été écrouées et deux ont été placées sous contrôle judiciaire après une opération de police menée le 5 janvier 2016, indique le parquet de Bobigny. Ce jour-là, ces personnes avaient été interpellées à Saint-Ouen au cours d'une vaste opération anti-drogue menée en Seine-Saint-Denis. Il s'agissait de mettre fin à un gros trafic de cannabis. Selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, une enquête entamée de juin 2015, avait permis de découvrir "un réseau structuré, qui alimentait plusieurs points de vente à Saint-Ouen, où s'approvisionnaient plus de 100 clients par jour".

Les policiers avaient perquisitionné une quinzaine d'"établissements" susceptibles d'avoir blanchi l'argent d'un trafic de drogue. Ils ont aussi procédé à une douzaine d'interpellations et de mises en garde à vue. L' opération avait été menée sur tout le département même si des policiers parlent de la ville de Saint-Ouen comme du "centre de gravité" de ce réseau de trafic de cannabis. 

Le parquet de Bobigny précise que 17 kilos de cannabis et 17.000 euros en liquide ont été saisis. D'après une source policière, cinq armes à feu ont aussi été trouvées.

La saisie de drogue à l'origine de cette opération de police avait été faite à Saint-Ouen, en juin 2015. Quelques semaines auparavant, le  ministre de l'Intérieur avait déployé des forces de police supplémentaires devant le ras-le-bol des habitants qui se disaient fatigués d'être "au coeur d'un super-marché de la drogue". Des mères de famille avaient manifesté pour demander des renforts de police après une série de cinq fusillades dans les rues de la ville,  des coups de feu qui n'avaient pas fait de mort mais qui étaient liés au trafic de drogue.

En novembre 2015, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve avait déclaré : "Les Français doivent comprendre que, derrière le trafic de stupéfiants, il y a des organisations puissantes et hiérarchisées, qui tuent pour contrôler le marchés des drogues, quelles qu'elles soient. On tue tout aussi bien pour du cannabis que pour de la cocaïne"