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Faits divers – Justice

Orléans : 1 an de prison ferme car elle ne peut pas s'empêcher d'insulter ses gardiens de prison

mercredi 13 juin 2018 à 20:07 Par Eric Normand et Christophe Dupuy, France Bleu Orléans

Le tribunal correctionnel d'Orléans a condamné à 1 an de prison ferme une détenue du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. La prévenue âgée de 51 ans était poursuivie pour outrages, violences, menaces de crimes ou de mort à l'encontre de plusieurs surveillants de l'établissement.

Cette femme de 51 ans, aux deux visages, a été condamnée à 1 an de prison ferme.
Cette femme de 51 ans, aux deux visages, a été condamnée à 1 an de prison ferme. © Radio France - Anne Oger

Orléans, France

"C'est plus fort qu'elle," cette femme de 51 ans ne peut pas s'empêcher d'insulter ses gardiens de prison. Le tribunal correctionnel d'Orléans a prononcé ce mercredi une peine d' 1 an de prison ferme à l'encontre de cette détenue du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. 

Déjà condamnée pour des faits similaires 

La prévenue âgée de 51 ans était poursuivie pour outrages, violences, menaces de crimes ou de mort à l'encontre de plusieurs surveillants de l'établissement. Déjà condamnée pour des faits similaires, la détenue avait été transférée de Bretagne le 1er février dernier.

Natalia est une femme aux deux visages. Pour la procureur de la République, "il y a deux personnages." Il y a d'un côté la femme éduquée, posée qui s’exprime clairement devant le tribunal et celle qui comparaît pour insultes, crachats, menace de crime ou de mort sur le personnel de l’administration pénitentiaire. Ce comportement débute peu après son arrivée le 1er février dernier à la prison de Saran après avoir été transférée de celle de Nantes où là-bas comme à Rennes ou à Caen, elle a déjà été condamnée pour des faits similaires. 

"Un comportement impulsif quand je suis en colère ," se justifie l’ancienne employée de l’office de tourisme de la ville du Havre. Elle a également travaillé pendant 20 ans à France Télécom avant de faire partie de la charrette des licenciements en 2007. 

Une enfance difficile

Cette femme a été violée au sein de sa famille à l’âge de 8 ans. "C'est un sujet fragilisé, dans la persécution," selon l’expert médical. Elle a le sentiment que "c’est le personnel de la prison qui l'humilie et la provoque, elle ressent une indignité, un irrespect au quotidien."

"Il faut arrêter de se foutre de notre gueule," lance l’avocat des surveillants et des surveillantes. Ils sont 16 agents au total dont la plupart ont porté plainte pour la première fois de leur carrière. Le tribunal a reconnu Natalia coupable, elle était pourtant libérable le 27 juin prochain.