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Faits divers – Justice DOSSIER : Les fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans

Orléans : la Jeanne d'Arc 2018 comparée à un babouin, la justice ouvre une enquête

vendredi 23 février 2018 à 5:49 - Mis à jour le vendredi 23 février 2018 à 13:28 Par Christophe Dupuy, France Bleu Orléans et France Bleu

C’est une information exclusive France Bleu Orléans, une enquête préliminaire a été ouverte par la justice suite aux propos racistes tenus sur les réseaux sociaux à l’encontre de la Jeanne d’Arc 2018 pour les prochaines fêtes johanniques, Mathilde Edey Gamassou.

Statue de Jeanne d'Arc devant l'ancien hôtel de Ville d'Orléans
Statue de Jeanne d'Arc devant l'ancien hôtel de Ville d'Orléans © Radio France - Stéphane Barbereau

Orléans, France

Le procureur de la République d’Orléans a ouvert une enquête préliminaire pour incitation et provocation à la haine raciale. Depuis sa présentation officielle lundi dernier comme celle qui doit incarner Jeanne d’Arc lors des fêtes johanniques en mai prochain à Orléans, Mathilde Edey Gamassou, une jeune lycéenne de 17 ans, française, catholique pratiquante, métisse est devenue une cible sur les réseaux sociaux, victime de messages à caractère racistes particulièrement odieux.

Deux comptes Twitter sont visés par cette enquête préliminaire

L’un compare le visage de Mathilde à celui d’un babouin, l’autre a répondu à ce message en publiant des bananes. Des messages particulièrement nauséabonds, dont l’un a été révélé par France Bleu Orléans, qui ont conduit le Procureur d'Orléans Nicolas Bessone à saisir les policiers de la direction départementale de la sécurité publique.

L'un des deux tweets visés par l'enquête préliminaire - Aucun(e)
L'un des deux tweets visés par l'enquête préliminaire

Les enquêteurs vont devoir désormais remonter le fil afin de déterminer l’identité des personnes qui se cachent derrière ces comptes. Des réquisitions seront notamment engagées auprès du réseau social Twitter. 

Le procureur de la République n’a donc pas attendu que le Préfet du Loiret Jean Marc Falcone ou le Maire d’Orléans Olivier Carré ne le saisisse. Ils auraient pu le faire sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale qui stipule que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République ».

La Justice a donc ouvert une enquête préliminaire pour incitation et provocation à la haine raciale dont la peine maximale encourue est de cinq ans d’emprisonnement.