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Orléans : un an de prison ferme pour le jeune homme qui a tiré au mortier d'artifice sur des policiers

Un jeune homme de 20 ans a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis ce lundi. Il était jugé pour avoir tiré au mortier d'artifice sur des policiers à Orléans dans le quartier de la Source mercredi dernier.

Il a écopé de deux ans de prison dont un an ferme.
Il a écopé de deux ans de prison dont un an ferme. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Un homme de 20 ans vient d'être condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis ce lundi par le tribunal correctionnel d'Orléans. Mercredi dernier, il avait tiré au mortier d'artifice sur des agents de la police nationale et municipale dans le quartier de la Source à Orléans.  

J'ai tiré. Oui, j'ai tiré dans le but de m'amuser dans la joie et la bonne humeur

Cette déclaration du jeune homme au casier vierge, faite lors de son premier interrogatoire par les policiers, est revenue tout au long de l'audience. Devant le tribunal, depuis son box, le prévenu assure : "Je n'avais pas conscience que je risquais de blesser quelqu'un. Aujourd'hui, si." "J'ai fait quelque chose de bête." Il reconnaît avoir tiré à six reprises, en direction des policiers. 

Son avocate insiste, son client n'a pas à prendre pour les autres. Les autres, ce sont ces dizaines de jeunes qui ont harangué, insulté, pris à partie violemment les policiers lors de ce contrôle qui a mal tourné. "Si vous l'incarcérez maintenant, c'est fini, il en sortira avec rien et cela va recommencer", poursuit son conseil. 

Insulter un fonctionnaire de police c'est porter atteinte à la République

En face, l'avocat de certains policiers, Maître Pierre Guillauma, dépeint de son côté "quasiment une atmosphère de guerre" avec des agents forcés de se mettre à l'abri. "On a tendance à oublier que sous l'uniforme, il y a un homme ou une femme, qui souffre qui fait des cauchemars." 

Maitre Pierre Guillauma, l'avocat des policiers nationaux.

Il est rejoint par la procureure, implacable : "Il n'a pas agi comme un gamin. Il a agi comme un jeune homme dangereux qui a voulu faire comme les copains, s'en prendre aux policiers, pour casser du policier. Les zones de non-droit sur le territoire français, cela n'existe pas." Elle requiert deux ans de prison, dont 15 mois avec sursis. 

Deux ans de prison dont un avec sursis

Le jeune homme, diagnostiqué schizophrène et hospitalisé en hôpital psychiatrique il y a un an et demi, a été jugé responsable de ses actes par un expert psychiatre, qui l'a vu vendredi dernier. Celui-ci souligne dans son rapport que "le risque de récidive n'est pas exclu". Il écope finalement de 24 mois de prison dont 12 avec sursis, et est incarcéré à la sortie de l'audience. Il devra également verser 800 euros de dommages et intérêt pour chacun des six policiers parties civiles. 

La procureure d'Orléans, Emmanuelle Boschenek-Puren s'en félicite, "la réactivité est importante quand il s'agit de rétablir l'ordre publique et préserver l'intégrité physique des policiers nationaux et municipaux. "

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