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Ours dans les Pyrénées : "Tant que l'Etat n'aura pas de position claire, les coupables recommenceront"

Gérard Caussimont, président du Fiep Groupe Ours Pyrénées, association de protection de la nature basée à Pau qui fait partie des 21 signataires de la lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron ce vendredi, dénonce un "laxisme" de l'Etat et une "impunité" des anti-ours.

Ours dégustant le repas apporté par un soigneur du parc.
Ours dégustant le repas apporté par un soigneur du parc. © Radio France - Valérie Pocheveux

"Tout être humain teste les réactions. Plus vous le laissez aller loin, plus il va loin. Et c'est vrai dans tous les domaines de la société." Selon Gérard Caussimont, président du Fiep Groupe Ours Pyrénées, association de protection de la nature basée à Pau, "si l'Etat a une position claire sur le fait que la présence de l'ours dans les Pyrénées et sa conservation ne sont pas négociables, déjà, et que toute atteinte à cette espèce sera poursuivie, cela peut au moins inciter les responsables politiques, leaders syndicaux ou autres à être plus prudents dans leurs propos et à calmer leurs troupes au lieu d'au contraire attiser le feu". Selon lui, ce _"laxisme"_est en partie responsable de la mort par balles de l'ours retrouvé près de la frontière espagnole, en Ariège, il y a dix jours. 

Lettre ouverte adressée au président de la République

Son association fait partie des 21 co-signataires de la lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron ce vendredi, dénonçant un "double langage" du gouvernement sur le sujet de l'ours. "Vous avez fait procéder en octobre 2018 à la réintroduction de deux ours dans les Pyrénées-Atlantiques, action biologiquement indispensable et attendue depuis des années, écrivent les signataires. Mais en janvier 2020, lors d'un déplacement à Pau, vous avez annoncé à des représentants agricoles la décision de ne pas réintroduire d'ours d'ici à la fin de votre mandat, en contradiction avec le Plan ours 2018-2028 arrêté par votre gouvernement", poursuivent-ils. 

A partir du moment où l'on laisse ces choses dans l'impunité, il n'y a pas de raison que ceux qui les ont commises s'arrêtent là. Ils recommenceront. 

Pour Gérard Caussimont, la justice doit également faire son travail. "Depuis deux ans des plaintes n'ont pas abouti donc les extrémistes pensent sans doute que cela peut continuer comme ça. Et là, l'un d'eux est passé à l'acte", regrette-t-il. "Au moment du lâcher des deux femelles en 2018, nous avons dénoncé en Béarn l'attitude de certains anti-ours qui ont bloqué des routes ou appelé à traquer ces animaux pour les faire partir. Pareil pour la manifestation violente  d'Etsaut fin août 2018. A partir du moment où l'on laisse ces choses dans l'impunité, il n'y a pas de raison que ceux qui les ont commises s'arrêtent là. Ils recommenceront".

Le Fiep ne participait pas à la marche blanche organisée par les défenseurs des ours ce samedi matin à Foix (Ariège) mais il assure que "d'autres actions sont en préparation" en Béarn. 

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