Faits divers – Justice

Ouverture d'une enquête sur des voyages de Sarkozy en jets privés

Par Thibaut Lehut, France Bleu mercredi 18 février 2015 à 12:39

L'affaire concerne trois vols en jet privé de Nicolas Sarkozy - illustration
L'affaire concerne trois vols en jet privé de Nicolas Sarkozy - illustration © MaxPPP

Le Pôle financier de Paris mène depuis mi-décembre une enquête sur trois vols effectués par Nicolas Sarkozy en jet privé. Des faits qui remontent en 2012 et 2013, facturés au nom d'une société. Une information révélée par l'AFP ce mercredi.

Le 19 décembre dernier, le parquet de Paris a chargé des juges du pôle financier d'enquêter sur trois vols effectués par Nicolas Sarkozy en 2012 et 2013. Selon l'AFP, qui révèle cette information mercredi, l'enquête porte sur des faits présumés d'abus de biens sociaux, de complicité et recel au préjudice de la société Lov Group. Cette société est la propriété de Stéphane Courbit, un proche de l'ex-président de la République, et les enquêteurs cherchent à savoir si Stéphane Courbit a effectué des actes contraires à l'intérêt de son entreprise dans un but personnel. Selon l'AFP, trois factures de vols réalisés en jet privé ont été saisies, tous en partance de l'aéroport du Bourget. Le premier avait pour destination Doha (Qatar), où l'ex-président de la République s'est rendu le 9 décembre 2012 pour un forum international sur le sport, le deuxième allait vers les Etats-Unis le 30 janvier 2013, et le troisième a atterri en février 2013 à Abou Dhabi (Emirats arabes unis). Les factures saisies par les enquêteurs montrent que le premier vol a été facturé 102.000 euros par une société appelée SNHTS à Lov Group, le deuxième 95.000 euros et le dernier 104.000 euros. Ces déplacements de Nicolas Sarkozy avait-il un quelconque intérêt pour Lov Group, qui les a donc financés ? "Oui", avait répondu en septembre l'avocat de Stéphane Courbit, qui avait expliqué que ces trois voyages avait pour but la création d'un fonds d'investissement à l'initiative de son client. Un projet dans lequel était impliqué Nicolas Sarkozy, avait-il précisé. Un projet abandonné après la mise en examen pour abus de faiblesse de Stéphane Courbit dans l'affaire Bettencourt.